Les autorités mettent leur veto à l’aide humanitaire
Inde: Des Eglises affirment ne pas avoir accès aux victimes des violences dans l’Orissa
Bhubaneswar, 9 janvier 2008 (Apic) Des organismes d’Eglise nationaux de l’Inde ont demandé à avoir accès à la région de Kandhamal, dans l’Etat d’Orissa, pour distribuer de l’aide et rendre visite aux familles touchées par une récente explosion de violence dont la cible serait les chrétiens.
« Nous sommes des organisations établies et crédibles et avons tout a’ fait le droit de distribuer de l’aide aux victimes des violences », a déclaré aux journalistes le secrétaire général du Conseil national des Eglises de l’Inde (NCCI), Dinesh Kumar Sahu, évêque dans l’Eglise de l’Inde du Nord (CNI).
La conférence de presse, donnée le 7 janvier à Bhubaneswar, capitale de l’Orissa, surnommée la cité des temples de l’Inde, a été organisée conjointement par le NCCI, rassemblement de 29 Eglises orthodoxes et protestantes de l’Inde, et la Conférence épiscopale de l’Inde.
Les responsables d’Eglise ont affirmé que les autorités empêchaient leurs organismes d’entraide de distribuer de l’aide dans la région touchée par les violences, qui ont commencé la veille de Noël, le 24 décembre, à Bamunigam, dans les forêts de Kandhamal, à plus de 200 km de la capitale.
« Pourquoi le gouvernement ne permet-il pas aux ONG de venir travailler sur place alors que des centaines de personnes sont en train de souffrir ? » s’est interrogé l’évêque Sahu.
Un rapport distribué lors de la conférence de presse a indiqué que plus de 50 églises avaient été endommagées ou détruites et que plusieurs centaines de familles chrétiennes avaient été déplacées au cours des violences anti-chrétiennes. Suite aux heurts entre chrétiens et hindous au sujet de la construction d’une arche traditionnelle de Noël sur un marché, plus de 80 foyers hindous et 31 maisons chrétiennes ont été incendiées dans le village au milieu de la jungle, pouvait-on lire dans le rapport. (apic/eni/pr)



