Divergences
Inde: L’épiscopat divisé à propos du livre de Jacques Dupuis
New Delhi, 20 mai 2001 (APIC) La Conférence épiscopale de l’Inde avait été sollicitée par quelques évêques pour publier un document prenant la défense du théologien belge Jacques Dupuis. Des divergences entre les évêques à ce sujet l’a amenée à y renoncer, révèle l’agence «Eglise d’Asie» à Paris. Une autre lettre pastorale, traitant cette fois de la déclaration «Dominus Iesus», a alors été rédigée à leur demande. Elle ne sera pas publiée: «Trop théologique pour être communiquée aux laïcs», a estimé le comité permanent de la Conférence épiscopale.
Dans une notification publiée en janvier dernier concernant le livre «Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux» du Père Jacques Dupuis, jésuite indien d’origine belge, la Congrégation pour la doctrine de la foi à Rome avait relevé dans cet ouvrage de graves ambiguïtés et des difficultés pouvant conduire le lecteur à des opinions erronées. Certains évêques indiens, concernés par les travaux du P. Dupuis, qui s’appuie sur son expérience en Inde, où il a enseigné la théologie pendant 25 ans, avaient demandé que soit publiée une lettre pastorale ou une déclaration défendant son livre, en le remettant dans son contexte indien.
Des divergences entre les évêques à propos de cette initiative ont amené ses partisans à retirer leur demande. Leurs vues avaient cependant été intégrées dans une autre lettre pastorale, traitant cette fois de la déclaration «Dominus Iesus» sur «l’unicité et l’universalité salvifique du Christ et de son Eglise», publiée par la Congrégation pour la doctrine de la foi en septembre dernier.
Le Conseil permanent de la Conférence épiscopale, réuni à New Delhi fin avril, a décidé de ne pas publier le nouveau document. Le texte, primitivement destiné aux prêtres, religieux et laïcs, est désormais un document «privé», réservé aux seuls évêques. L’archevêque de Delhi, Mgr Vincent Concessao, a expliqué que les évêques indiens, vu la considérable divergence d’opinions en ce domaine, avaient décidé de ne pas publier ce document «trop théologique pour être communiqué aux laïcs», a-t-il indiqué.
Désamorcer les effets négatifs du document romain
Selon des confidences de membres de la Conférence épiscopale, les discussions sur l’attitude à adopter face à la notification romaine ont fait apparaître un désaccord, qui a séparé les participants en deux groupes. Le premier exigeait une «déclaration forte» mettant en valeur la compréhension des réalités indiennes du P. Dupuis. L’autre groupe s’est opposé à une telle déclaration, estimant qu’elle manquerait d’égard envers le Saint-Siège et mettrait en cause l’autorité pontificale; il a argué en outre qu’une telle déclaration n’avait pas lieu d’être, le P. Dupuis n’ayant été ni censuré, ni condamné, Rome ayant seulement signalé de possibles ambiguïtés pouvaient conduire à des erreurs théologiques. Le premier groupe, qui avait finalement renoncé à son projet, avait pu s’exprimer dans ce qui devait être une lettre pastorale. Celle-ci souligne que la notification du Saint-Siège ne porte pas de jugement sur la pensée objective du P. Dupuis, mais se contente de répéter l’enseignement de l’Eglise et de réfuter des idées erronées qui pourrait résulter de la lecture du livre.
A propos de «Dominus Iesus»
Cependant, le document, maintenant réservé à l’information des seuls évêques, traite principalement de la déclaration «Dominus Iesus». Après avoir récapitulé les divers points doctrinaux abordés par la Congrégation pour la doctrine de la foi, les évêques indiens explorent la façon dont la déclaration traite les thèmes du dialogue interreligieux, de l’oecuménisme et de la recherche théologique. Si l’introduction relève que la notification romaine a fait l’objet d’un ardent débat en Inde, beaucoup y voyant une menace pour le dialogue interreligieux, les évêques, s’emploient à désamorcer les effets négatifs du document romain, affirmant même que celui-ci, dans le contexte interreligieux de l’Inde, promouvait une libre recherche théologique plus qu’il ne la décourageait.
Vietnam: Le nombre des religieuses en forte hausse
Hô Chi Minh-Ville, 20 mai 2001 (APIC) Le nombre des religieuses au Vietnam augmente de manière considérable. C’est ce qu’affirme un article publié par la revue mensuelle de l’archidiocèse de Hô Chi Minh-Ville.
A défaut de statistiques officielles globales, il fournit de nombreux témoignages de religieuses et de supérieures. Le ton de l’article est très prudent, car il recourt également aux témoignages de religieuses qui ont souhaité garder l’anonymat, à cause du climat général difficile dans lequel vit l’Eglise catholique.
Soeur Nguyen Thi Thanh, supérieure générale des Soeurs de la Sainte Croix, indique qu’en 1994, au synode des évêques sur la vie consacrée, les 22 congrégations autonomes des Adoratrices de la Sainte-Croix comptaient 3’561 religieuses, professes et novices. Aujourd’hui, elles sont 4’484, tandis que le nombre des candidates et aspirantes a dans le même temps été multiplié par 800! D’après la revue, le nombre des dominicaines est passé de 879 en 1995 à 1’192 aujourd’hui.
Radio Vatican: Affaire est résolue
Rome, 20 mai 2001 (APIC) Radio Vatican: l’affaire est résolue. Radio Vatican s’est engagée à prendre les mesures nécessaires afin de se conformer à la loi italienne. De son côté, le gouvernement italien s’engage à geler l’extension urbaine dans la zone concernée.
La commission bilatérale entre l’Italie et le Saint-Siège, créée pour résoudre le problème des émissions électromagnétiques de Radio Vatican, a pris acte, le 18 mai, des résultats des études scientifiques menées aux abords du centre de transmission de Santa Maria di Galeria.
Des émissions supérieures à la loi italienne ont ainsi été observées pour les ondes courtes et le problème a déjà été résolu par un transfert des émissions sur une antenne plus éloignée des zones d’habitations.
Pour ce qui est des ondes moyennes, un léger dépassement des normes a été observé et Radio Vatican s’est engagée à transférer les émissions, avant le 31 août, vers des stations de transmissions situées en dehors du territoire italien.
La commission a publié un communiqué de presse dans lequel elle se réjouit «des résultats positifs qui ont été obtenus dans le respect des méthodes de négociations dictées par les accords internationaux existant entre l’Italie et le Saint-Siège». Par ailleurs, elle a «pris acte de la requête du Saint-Siège», concernant «l’engagement des autorités italiennes à assurer le maintient du `status quo’ urbain dans la zone voisine du centre de transmission». (apic/imed/pr)



