Inde: Les auteurs d’attentats «doivent être sévèrement punis, mais pas de mort»
Les chrétiens contre la peine de mort
Bangalore, 14 décembre 2008 (Apic) Des responsables d’Eglise et des organisations chrétiennes de l’Inde ont estimé que les personnes qui encouragent la violence sectaire en Inde doivent être sévèrement punis.
Ils ont cependant ajouté qu’ils s’opposaient à la peine capitale après la condamnation à la peine capitale de 11 musulmans, qui devraient être pendus pour avoir fait exploser des bombes dans plusieurs églises du sud de l’Inde en 2000. Le tribunal a estimé que les accusés avaient commis «des crimes haineux contre l’humanité et le pays».
Outre les 11 personnes condamnées à mort le 29 novembre, 12 autres ont été condamnées à la prison à perpétuité. Des explosions avaient eu lieu dans plus d’une douzaine d’églises dans plusieurs villes des Etats de l’Andhra Pradesh, de Goa et du Karnataka en 2000.
«La question n’est pas de savoir combien il y a eu de victimes ou quelle fut l’ampleur des dégâts. L’intention était manifestement de tuer et de détruire», a déclaré à l’Agence ENI Mgr Bernard Moras, archevêque catholique de Bangalore, qui se félicite néanmoins que les accusés aient été reconnus coupables.
«Seul un châtiment sévère dissuadera les personnes qui se permette d’agir de la sorte», a déclaré Mgr Moras, qui est à la tête du Conseil épiscopal régional du Karnataka. Il a ajouté que «l’Eglise catholique s’oppose à la peine de mort» et que «les instances supérieures commueront très probablement la peine de mort». Selon la législation indienne, une peine de mort doit être confirmée par des instances supérieures et ne doit être prescrite que dans des cas exceptionnels.
Le Conseil mondial des chrétiens indiens, dont le siège est à Bangalore, a appelé le gouvernement à «faire preuve de clémence envers ces 11 personnes. Le Conseil a indiqué qu’il plaiderait auprès des institutions constitutionnelles pour que la peine de mort soit commuée en peine de prison à perpétuité. (apic/eni/pr)



