Bombay, cible privilégiée des terroristes

Inde: Les Eglises exigent une action contre le terrorisme

Bangalore, 2 décembre 2008 (Apic) Le Conseil national des Eglises de l’Inde (NCCI) a appelé à agir pour vaincre «toutes les forces et toutes les formes du terrorisme en Inde», après les attentats simultanés qui ont frappé Mumbai (Bombay), coûtant la vie à plus de 170 personnes.

Le Conseil d’Eglises a publié son communiqué après que des hommes équipés d’armes automatiques se furent attaqués à au moins sept sites à Mumbai la semaine dernière, prenant d’assaut deux hôtels de luxe. Les autorités indiennes ont accusé une organisation islamiste extrémiste. «La panique est réelle, ici, et les gens sont stupéfaits par la brutalité de cette attaque», a déclaré depuis Mumbai le métropolite Geevarghese mar Coorilos, de l’Eglise orthodoxe syrienne de Malankara.

«Je viens de recevoir un appel m’informant que l’un des membres de notre Eglise qui travaillait à l’hôtel Taj Mahal Palace faisait partie des victimes», a déclaré le métropolite, ancien président du NCCI. En 1993, 13 explosions quasi simultanées en différents points de la ville avaient tué plus de 250 personnes, et en juillet 2006, 170 personnes ont trouvé la mort dans des attentats ciblant des trains bondés à l’heure de pointe.

De plus, Mumbai, centre névralgique de la finance dans une Inde à l’économie florissante, a été ces dernières années le théâtre de six autres attentats à la bombe qui ont coûté la vie à de nombreuses personnes. Le ministre indien des Affaires étrangères, Pranab Mukherjee, a déclaré que des informations préliminaires indiquaient que des «éléments» basés au Pakistan se trouvaient derrière ces attaques, et selon certains médias, les attentats ont été revendiqués par un groupe extrémiste islamiste auparavant inconnu, qui se fait appeler Deccan Mujahideen.

Le Majlis-e-Mushawarat musulman de toute l’Inde, organisation rassemblant divers groupes musulmans de l’Inde, a condamné «sans conditions» les attentats, a indiqué le site web IslamOnline.net. Sur le site internet du journal londonien «The Guardian», Muhammad Abdul Bari, secrétaire général du Conseil musulman de Grande-Bretagne, a écrit: «Rien, dans l’islam, ne permet de justifier le meurtre.» Il a appelé à agir promptement contre le terrorisme, tout en ajoutant: «Nous devons nous assurer que les musulmans, qui constituent une proportion importante de la population indienne, ne soient pas mis dans le même panier que ceux qui ont commis ces atrocités».

Muhammad Abdul Bari a affirmé que les traditions de paix et de justice constituaient une force bien ancrée qui anime la communauté musulmane de l’Inde depuis plusieurs générations. Beaucoup de musulmans «ont contribué à la réussite actuelle de l’Inde», a-t-il ajouté. (apic/eni/be)

2 décembre 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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