Inde: Les religieux réclament l’abolition de la dette
New Delhi, 14 mai 1998 (APIC) A l’occasion de la récente Assemblée nationale de la Conférence des religieux et religieuses de l’Inde (CRI), à laquelle ont assisté quelque 350 supérieur(e)s majeur(e)s, deux Congrégations de religieuses ont fait la promotion d’une campagne de pétitions lancée par le Groupe de travail sur la dette mondiale du SEDOS (Service de documentation et d’étude, basé à Rome), partisan de l’abolition de la dette extérieure des pays du tiers monde.
Les religieux catholiques peuvent contribuer à faire avancer cette cause, a expliqué Soeur Sabina Pathrose, religieuse du Bon Pasteur, une Congrégation présente dans 68 pays. Animatrice d’un atelier sur la globalisation et la dette internationale, elle a regretté que la part principale des emprunts internationaux contractés par les pays pauvres ne leur revienne pas. «Si une personne privée emprunte de l’argent, elle en aura la jouissance. Tel n’est pas le cas pour la majorité des gens des pays pauvres endettés», a-t-elle constaté.
Soeur Joan Thazhathel, des Missions Médicales, a rappelé de son côté que la perspective du Jubilé de l’an 2000 donne une forte actualité à la remise de la dette, comme l’a noté le pape lui-même.
Par ailleurs l’Assemblée a souligné que l’impossibilité d’évangéliser directement le peuple devrait amener les religieux et religieuses de l’Inde à être plus «actifs et créatifs» que «réactifs et négatifs». Dans le contexte multireligieux indien, ils ou elles doivent «personnifier le Christ et ses valeurs par le témoignage de leur vie plutôt que par des sermons». C’est dans cette optique que l’Assemblée a décidé de promouvoir les petites communautés chrétiennes. (apic/cip/pr)



