Le Premier Ministre Vajpayee dément les conversions forcées
Inde: Une religieuse catholique violée dans l’Etat d’Orissa
New Delhi, 5 février 1999 (APIC) Une nouvelle fois une religieuse catholique a été violée en Inde, a confirmé vendredi le Ministre de l’Intérieur de l’Etat d’Orissa, Saniv Chandra Hota. Selon le quotidien «The Hindustan Times» du 5 février, une religieuse a été violée la nuit précédente par plusieurs inconnus près de Baripada, exactement 13 jours après que le missionnaire australien Graham Stewart Staines et ses deux jeunes fils aient été brûlés vifs par des fanatiques hindous.
La religieuse devait se rendre de la ville de Baripada à l’église catholique de Krishna Chandrapur quand les malfaiteurs, déguisés en femmes et vêtus de saris, l’ont invitée à bord de leur voiture. Ils ont prétendu lui éviter de prendre le bus, mais ont abusé d’elle après être sortis de la localité.
Pressions de parlementaires américains
Pendant ce temps, 24 parlementaires américains – dans une démarche commune rassemblant fervents supporters et éternels détracteurs de l’Inde au Congrès des Etats-Unis – ont adressé une lettre au Premier Ministre indien A. B. Vajpayee. Exprimant leur profonde inquiétude face aux attaques des fondamentalistes hindous, les congressistes pressent le chef du gouvernement indien de prendre toutes les mesures possibles afin de protéger la minorité chrétienne dans le pays.
L’initiative en a été prise par le député Tom Lantos, chef démocrate du sous-comité des relations internationales avec l’Asie et le Pacifique, jusqu’à présent un ami fidèle de l’Inde. Les congressistes américains dénoncent le niveau croissant de violences anti-chrétiennes, notamment les incendies d’églises, les agressions physiques, les viols et autres actes d’intimidation dans l’Etat du Gujarat, ainsi que le sort «tragique» du missionnaire australien Graham Staines et ses deux jeunes fils dans l’Etat d’Orissa. Ils dénoncent les pressions des groupes extrémistes hindous pour faire adopter une loi anti-conversion.
Soumis aux tirs croisés de l’opposition et aux pressions internationales – l’image de l’Inde à l’étranger s’est gravement détériorée ces derniers mois, notamment en raison des violences contre les minorités – le Premier Ministre A. B. Vajpayee a réfuté les accusations de conversion forcée d’hindous lancées par les extrémistes de son camp. Il a rejeté les revendications du parti fondamentaliste Vishwa Hindu Parishad (VHP) qui réclame une sévère loi anti-conversion visant les chrétiens. (apic/tht/ht/be)



