La Cour Suprême refus de chanter la partition du gouvernement
Inde: Utilisation du site d’Ayodhya comme lieu de culte: interdiction toujours pas levée
New Delhi, 31 mars 2003 (Apic) Utilisation du site d’Ayodhya, en Inde, comme lieu de culte: interdiction toujours pas levée. La Cour Suprême du pays refus de chanter la partition du gouvernement.
La Cour Suprême indienne a en effet rejeté lundi la demande du gouvernement, dominé par les nationalistes hindous, de lever l’interdiction d’utiliser comme lieu de culte un site que se disputent hindous et musulmans à Ayodhya, dans l’Etat d’Uttar Pradesh (nord).
Le site d’Ayodhya est à l’origine de nombreuses tensions interreligieuses, suite à la destruction de la mosquée de «Babri Masjid» (remontant au 16ème siècle après J.C), rasée en 1992 par les hindouistes.
La coalition gouvernementale, sous la coupe des nationalistes hindous du Bharatiya Janata Party (BJP) du Premier ministre Atal Behari Vajpayee, avait demandé en février à la Cour Suprême d’autoriser à nouveau les activités religieuses à proximité du site, qu’elle avait interdites en 2002.
La Cour Suprême a affirmé avoir rejeté cette demande dans un souci «de maintenir l’unité de la communauté».
Hindous et musulmans se disputent ce site. Le mouvement fondamentaliste Vishwa Hindu Parishad (VHP) veut construite un temple à sa place alors que les musulmans veulent y édifier une nouvelle mosquée.
En décembre 1992, des radicaux avaient détruit la mosquée Babri d’Ayodhya, édifiée par l’empereur moghol Babar, affirmant qu’elle avait été édifiée sur un temple dédié à l’une de leur divinité. Les émeutes qui avaient suivi la destruction de cette mosquée avaient fait quelque 2’000 morts. Il s’agissait alors des affrontements intercommunautaires les plus sanglants qu’ait connus l’Inde en un demi-siècle.
Des groupes hindous d’extrême droite ont justifié «le sacrilège d’Ayodhya» en affirmant que la mosquée Babri avait été construite sur un sanctuaire édifié sur le lieu de naissance du dieu Rama. Ces groupes ont juré de bâtir un temple hindou à cet endroit et continuent d’exercer de fortes pressions sur les autorités. (apic/ag/pr)



