Indonésie: Conférence de l’ONU sur le climat à Bail

«Négocier ne suffit pas», affirment des religieux

Nusa Dua/Indonésie, 6 décembre 2007 (Apic) Négocier ne suffit pas, affirment des militants religieux à la conférence de l’ONU sur le climat qui se tient actuellement à Bali, en Indonésie.

Des militants d’organisations d’inspiration religieuse, qui font partie des 10’000 personnes assistant à la conférence des Nations Unies sur le changement climatique organisée sur l’île indonésienne de Bali, ont mis en garde contre le manque d’engagement concernant les décisions qui visent à mettre fin au réchauffement climatique.

«L’impression que donne le rassemblement de Bali, c’est que les attentes des Etats vis-à-vis de cette conférence manquent d’ambition», a déclaré Andrew Pendleton, conseiller principal en politiques pour Christian Aid, agence d’entraide des Eglises de Grande-Bretagne et d’Irlande.

Les négociateurs présents à la conférence de Bali oeuvrent à l’élaboration d’un accord pour succéder au protocole de Kyoto, qui fixe des objectifs obligatoires de réduction des émissions des gaz à effet de serre, mais qui expire en 2012.

«Etre d’accord de négocier ne suffit pas», a indiqué Andrew Pendleton le 5 décembre dans un blog cité par ENI. «On voit mal comment quoi que ce soit de productif pourrait découler de négociations, à moins de fixer des objectifs très clairs, comme un projet à long terme de réduction des émissions au niveau mondial».

Délégation catholique

Christian Aid est l’une des nombreuses organisations d’inspiration religieuse qui ont envoyé des observateurs à la réunion – qui se tient du 3 au 14 décembre – pour suivre les négociations et inviter les représentants des Etats au dialogue.

Parmi les ordres religieux catholiques romains représentés se trouvent des prêtres ainsi qu’une délégation de 15 personnes, essentiellement asiatiques, de la Société du verbe divin. La délégation de «Franciscans International» est composée de deux religieux catholiques et d’un anglican, ainsi que de six prêtres et religieux non franciscains de l’Eglise catholique.

C’est cependant la délégation du Conseil oecuménique des Eglises (COE), constituée de 25 membres, qui est la plus grande. Elle comprend des luthériens, des presbytériens, des anglicans et des orthodoxes, provenant d’Europe, de Russie, des Etats-Unis, d’Amérique latine et d’Asie.

Le leader de la délégation, Elias Abramides, orthodoxe d’Argentine, a souligné que le COE organisait deux manifestations pendant la conférence de Bali.

L’une d’elles est un séminaire sur «le droit au développement dans un monde confronté au changement climatique», auquel doit assister Hilary Benn, ministre britannique du Développement international, et l’autre est un service oecuménique, qui sera célébré le 11 décembre et auquel tous les délégués, observateurs et médias seront invités.

«Après avoir planté un arbre commémoratif dans le jardin, nous allons regarder une déclaration filmée de 10 minutes de l’archevêque de Cantorbéry, qui sera suivie d’un débat d’experts le thème «La théologie de la justice et le changement climatique – comment les croyants doivent-ils répondre ?», a déclaré Elias Abramides à ENI.

Le Saint-Siège, observateur permanent aux Nations Unies depuis 1964, est représenté à Bali par une délégation menée par Mgr Leopoldo Girelli, nonce en Indonésie. (apic/eni/pr)

6 décembre 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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