Lié au terrorisme international, et non à la situation politique locale
Indonésie: L’attentat de Djakarta va nuire à l’économie du pays, selon l’Eglise catholique
Djakarta, 10 septembre 2004 (Apic) «C’est une action du terrorisme international, qui n’est pas lié au contexte politique local. La situation pour les chrétiens en Indonésie ne change pas». C’est ce qu’a déclaré à l’agence catholique Fides un représentant de l’Eglise catholique à Djakarta, au lendemain de l’attentat contre l’ambassade d’Australie, qui a fait au moins neuf morts et 182 blessés.
«Le massacre s’est produit dix jours avant des élections présidentielles dans le pays. Il a causé la peur et la préoccupation chez les gens, surtout parce que l’on ne connaît pas encore les responsables du crime», a déclaré la source catholique de Fides.
«L’attentat ne semble pas tant lié au contexte politique local qu’au problème du terrorisme international. Il pourra avoir toutefois des répercussions sur la situation intérieure du pays: en particulier au plan économique, alors que l’Indonésie s’est à peine remise de la crise de 1998; mais aussi au plan politique, car le pays fait ses premiers pas sur la voie de la démocratie, avec les premières élections démocratiques dans l’histoire de l’Indonésie».
«Le choix de frapper l’Ambassade d’Australie, ajoute le représentant de l’Eglise, est un signe clair qu’il ne s’agit pas d’un acte ayant une signification locale: on veut frapper une puissance économique proche et qui soutient les Etats-Unis dans la coalition militaire en Irak». «Pour l’Eglise catholique et les communautés chrétiennes, il n’y a pas de problèmes: il y a de bons rapports avec la communauté musulmane indonésienne, qui a un visage traditionnellement tolérant et pacifique. Au plan des dirigeants religieux et au plan des communautés de base, il n’y a pas de frictions entre chrétiens et musulmans».
Sur 210 millions d’habitants, les musulmans représentent 85% et les chrétiens 13% (les catholiques sont au nombre de 6,3 millions). (apic/fides/bb)



