Attentat à la bombe contre deux église catholique et protestante

Indonésie: Le président Wahid destitué

Jakarta, 23 juillet 2001 (APIC) Après les maintes rebondissements politiques de ces derniers jours avec le Président Wahid qui avait déclaré l’état d’urgence, l’Assemblée consultative du peuple a destitué lundi le même président Abdurrahman Wahid, en nommant à la tête de l’état sa vice-présidente Megawati Sukarnoputri. Dimanche, deux attentats à la bombe contres des Eglises, l’une catholique, l’autre protestante, avait fait plus de 50 blessés, dont certains ont été grièvement touchés.

Lundi, peu après la destitution de Wahid, le porte-parole de la plus haute instance législative indonésienne et chef du parti Golkar, Akbar Tandjiung, a demandé à toutes les formations politiques du pays de garantir à la nouvelle présidente Sukarnoputri la possibilité de mener à bien son mandat jusqu’au terme de celui-ci en 2004. Akbar a précisé que le nouveau chef de l’état a besoin d’un gouvernement d’unité national composé de personnes compétentes «parce que le pays est fatigué de la corruption et de la crise économique». Sans parler des violences qui ensanglantent le pays.

La proclamation de l’état d’urgence, décrétée dimanche par l’ex-président avait été précédée par deux graves attentats à Jakarta qui ont provoqué une soixantaine de blessés. Les sources de la MISNA précisent que la première déflagration est survenue à 7 heures (heure locale) dans l’église catholique de Sainte-Anne, dans le quartier dans un complexe résidentiel de la marine à Duren Sawit, dans l’est de Jakarta (secteur oriental de la capitale indonésienne), alors qu’on célébrait la messe dominicale. C’est dans cette église qu’il y a le plus grand nombre de blessés dont une dizaine gravement atteints transportés à l’hôpital St.-Carolous. La seconde explosion a eu lieu 30 minutes plus tard. Elle s’est produite dans l’église protestante Hkbp (Batak Christian-Protestant), dans la même zone de Duren Sawit. Selon Misna, ce second attentat n’a pas fait de victime car la célébration du culte était déjà terminée. Deux voitures ont été endommagées par l’explosion qui a provoqué l’effondrement

du toit du temple.

Le général de division Graito Usodo, porte-parole militaire, ainsi que la police attribuent ces attentats à des «provocateurs», qui veulent «créer le chaos et l’insécurité à Jakarta». En décembre dernier déjà, pendant la nuit de Noël une série d’attentats avaient eu lieu contre plusieurs églises dans tout le pays y compris la cathédrale de la capitale. L’Indonésie est le pays musulman le plus grand du monde. (apic/mna/pr)

23 juillet 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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