La conférence épiscopale demande l’ouverture d’une enquête

Indonésie: Les évêques condamnent l’incendie des mosquées

Djakarta, 4 décembre 1998 (APIC) Les évêques d’Indonésie condamnent l’incendie des mosquées, qui ont suivi la vague d’attentats contre des églises chrétiennes et des chrétiens dans le pays et réclament des enquêtes, indique l’Agence internationale Fides, organe de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples. Les autorités locales pensent que ces dernières violences ont été organisés «pour détruire l’harmonie religieuse de la région».

Le gouvernement doit «enquêter sur les désordres pour vérifier s’il y a eu une instigation de l’extérieur», demande la Conférence épiscopale catholique du pays, dans une lettre adressée le 1er décembre au gouvernement.

A Kupang, capitale de la Nusa Tenggara, dans l’Est de l’archipel, 4 mosquées ont en effet été incendiées et 8 autres endommagées. L’Indonésie est le plus grand pays musulman du monde avec 200 millions d’habitants, dont 86% de musulmans, 3,3% de catholiques et 6,7% de protestants, 1,9% d’hindouistes et 1% de bouddhistes. Ces religions sont toutes reconnues dans le pays, et jouissaient jusqu’ici d’une relative coexistence pacifique.

Les évêques condamnent fermement les épisodes de violences et exhortent les fidèles à la paix. «Le saccage d’un lieu de prière quel qu’il soit est intolérable», a déclaré Mgr Hadiwikarta, secrétaire général de la Conférence épiscopale. Pour sa part, le cardinal Darmaatmadja, archevêque de Djakarta, a admis l’implication de catholiques dans ces attaques, en ajoutant des tiers sont également impliqués.

La révolte de Kupang a éclaté une semaine après les émeutes anti-chrétiennes de Djakarta. (apic/imed/pr)

27 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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