Accusé hier, récompensé aujourd’hui...
Indonésie: Un jésuite refuse un prix du gouvernement
Jakarta, 13 juin 1999 (APIC) Un jésuite indonésien, le Père Sandyawan Sumardi, a refusé un prix que lui décernait le gouvernement pour son organisation d’aide aux victimes des violences qui ont eu lieu à Jakarta en mai 1998. Il motive son refus d’accepter le Prix par le manque de volonté politique du gouvernement de mettre fin à la violence qui se poursuit au nord de Sumatra et au Timor oriental.
Le Père Sumardi, qui avait été accusé avec son frère d’avoir abrité trois opposants au régime de Jakarta lors des émeutes survenues en juillet 1996, et qui avait finalement été acquitté, explique dans une lettre adressée au président B.J. Habibie que la violence continue, de manière excessive et systématique, du fait de responsables militaires et politiques à l’encontre de nombreux civils innocents.
L’an passé, le président Habibie avait écrit à Jean Paul II pour lui demander de suspendre le Père Sumardi de ses fonctions sacerdotales pour «péchés politiques», l’un de ces péchés politiques étant la protection accordée à des opposants politiques. (apic/cip/pr)



