Intégration, un avenir commun pour Suisses et migrant-e-s
Les participants à la Journée de rencontre «Migration» de la FEPS, tous des spécialistes en la matière, ont lancé un appel au Conseil fédéral et au Parlement, demandant que l’intégration des personnes d’origine suisse ou immigrés soit encouragée et qu’elle soit inscrite dans la loi. «Les habitants de notre pays venus d’ailleurs ont apporté une contribution irremplaçable au fonctionnement économique et social de la Suisse. Leur intégration n’est donc pas seulement une question de politique à l’égard des étrangers, mais concerne l’ensemble de la société», écrit la FEPS dans un communiqué publié lundi à Berne.
Dans son introduction, l’ethnologue Annemarie Sancar, du Service chrétien pour la paix, a relevé que les instances politiques se dérobent de plus en plus à leurs responsabilité en matière de politique de migration. Pour cette raison, les organisations sociales sont de plus en plus souvent contraintes à faire du «bricolage».
En instaurant cette Journée de rencontre annuelle, la FEPS poursuit trois objectifs : contribuer au débat public, encourager les Eglises et les Œuvres d’entraide à mettre en oeuvre les lignes directrices pour une politique en matière de migration (1996) et offrir une plate-forme aux spécialistes en matière de migration. Lors d’un débat animé par la Conseillèère nationale Gaby Vermot Mangold, du parti socialiste suisse, les spécialistes ont encouragé les Eglises à mener une politique en matière de migration «courageuse et engagée».
Les Eglises doivent en particulier montrer qu’une bonne politique en matière d’intégration ne profite pas seulement à la population étrangère, mais à tout le pays. Face à l’attitude de rejet d’une grande partie de la population, les Eglises doivent s’engager pour un meilleur accueil et une meilleure image des requérants d’asile. Beaucoup reste encore à faire, au sein même de l’Eglise, ont remarqué les participants à la Journée «Migration». (apic/com/aha/be)



