Suisse: Appel conjoint pour le Dimanche des réfugiés et le Sabbat des réfugiés (19 et 20 juin 2010)

Intégrer les réfugiés dans la société, un devoir pour les Eglises

Zurich, 3 juin 2010 (Apic) Catholiques, protestants, juifs et catholiques chrétiens font une nouvelle fois front commun en vue du Dimanche et du Sabbat des réfugiés, les 19 et 20 juin prochains. Dans leur appel commun publié sur le site internet de la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) (*), la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS), la Conférence des évêques suisses (CES), l’Eglise catholique-chrétienne de la Suisse et la FSCI rappellent qu’intégrer les réfugiés dans la société est un devoir pour les Eglises et les communautés religieuses.

«Déjà les Saintes Ecritures nous prient d’intégrer les étrangers chez nous», écrivent-elles, en rappelant ce passage: «Si un étranger vient séjourner avec vous dans votre pays, vous ne l’opprimerez point» (Lv 19,33)». Dans leur message, signé par le pasteur Thomas Wipf, président du conseil de la FEPS, Mgr Norbert Brunner, président de la CES, Mgr Harald Rein, chef de l’Eglise catholique-chrétienne de la Suisse, et Herbert Winter, président de la FSCI, les responsables religieux rappellent que des millions de gens, dans le monde entier, sont en fuite.

Persécutés à cause de leur religion, de leur appartenance ethnique ou de leurs convictions politiques

«Des réfugiés sont persécutés à cause de leur religion, de leur appartenance ethnique ou de leurs convictions politiques. La plupart d’entre eux cherchent refuge dans une autre région de leur propre pays ou dans un pays voisin. Seule une infime partie d’entre eux parvient à rejoindre l’Europe et la Suisse. Arrivant avec leurs potentiels et leurs motivations, ils sont à la recherche d’une perspective d’avenir», poursuivent les signataires.

Les réfugiés proviennent de pays dont la société, les systèmes scolaires et éducatifs diffèrent de ceux qui caractérisent la Suisse. Et de constater que «nos organisations caritatives œuvrent pour une intégration réussie, qui permette aux réfugiés de participer à la vie économique, sociale et culturelle de la Suisse. Par des cours de langues, des conseils et de l’aide à l’intégration professionnelle, les organisations caritatives contribuent grandement à l’intégration et, ainsi, à la cohésion et à la solidarité sociales en Suisse».

Les réfugiés ont perdu leurs réseaux dans leurs pays d’origine

Les réfugiés ont perdu leurs réseaux dans leurs pays d’origine. Ils en cherchent de nouveaux en Suisse. Dans ce contexte, les Eglises, communautés, services pastoraux, communautés de prière dans d’autres langues récemment fondés par les migrantes et migrants constituent un facteur important. De nombreuses possibilités de ce genre existent déjà, qui permettent aux gens venus d’autres cultures de fortifier leur foi. Elles exercent sur leurs membres une puissante force intégrative. «Nous devons utiliser cette force dans l’intérêt de la société et de l’Eglise», peut-on lire dans le communiqué.

Mais les chefs religieux reconnaissent également que l’intégration n’est pas une voie à sens unique. «Elle ne réussit que si tous les parties prenantes y contribuent et rendent ainsi possible une authentique rencontre. Les «Eglises et communautés religieuses appellent au Dimanche des réfugiés et au Sabbat des réfugiés: rapprochons-nous les uns des autres là où nous nous rencontrons tous les jours, que soit près de chez nous, à l’école, en formation, au travail, au sein de la communauté religieuse ou pendant les loisirs». JB/Com

(*) cf.www.swissjews.ch (apic/com/be)

3 juin 2010 | 17:14
par webmaster@kath.ch
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