Investir dans l’agriculture pour lutter contre la faim
International: Journée mondiale de l’alimentation
New York, ONU, 16 octobre 2006 (Apic) Cette année, le thème de la Journée mondiale de l’Alimentation, célébrée le 16 octobre, a été choisi pour rappeler l’importance du secteur agricole comme force motrice économique de nombreux pays en développement.
À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation le 16 octobre, le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, a rappelé dans son message que le thème de la faim nous interpelle. Et cela, d’autant plus que nous vivons «dans un monde d’abondance, tandis que des millions de personnes souffrent de la faim jour après jour». Un des objectifs principaux du millénaire définis par l’Onu est celui de réduire de moitié avant 2015 le nombre de personnes atteintes de malnutrition chronique, mais sur ce front «il reste beaucoup à faire» souligne Kofi Annan.
D’après les estimations diffusées de sources onusiennes, aujourd’hui plus de 850 millions de personnes dans le monde entier, dont une proportion importante d’enfants, souffrent de ce fléau et des millions d’autres sont atteints de cécité, de défauts de croissance ou d’autres affections provoquées par la malnutrition. «Dans un monde qui a les moyens de tous nous nourrir, il est absolument inadmissible que cette souffrance perdure» insiste le secrétaire général.
Consacrer des moyens plus importants à l’agriculture des pays pauvres
Le thème de la journée 2006 – la réorientation des ressources du secteur public et privé vers l’agriculture – a pour objectif de focaliser l’attention des décideurs politiques sur la nécessité de consacrer des moyens suffisants à l’agriculture et au développement rural. Mais aussi, outre les investissements dans les infrastructures (comme l’irrigation), dans ceux nécessaires à l’éducation des femmes et des filles, qui sont au centre de la plupart des économies agraires.
La Journée mondiale de l’alimentation le 16 octobre coïncide avec la date du 16 octobre 1945 création de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). Cette Journée veut promouvoir les investissements dans l’agriculture, pour la sécurité alimentaire», vu le manque d’investissements dans ce domaine.
Ainsi, même si les experts ont annoncé de bonnes récoltes céréalières pour cette année au Sahel (la région qui s’étend d’ouest en est de la Mauritanie à la Somalie), l’une des régions les plus exposées au risque de la famine, les agences humanitaires (notamment le Programme alimentaire mondial soulignent que de bonnes récoltes ne signifient pas pour autant que les aides ne soient plus nécessaires. Le Pam a indiqué dans un récent rapport qu’au Sahel, 1,4 million d’enfants de moins de 5 ans sont encore menacés de malnutrition aiguë.
Tandis qu’au Niger, par exemple, 11,8 % des jeunes souffrent de maladies physiques ou mentales dues à une mauvaise alimentation. «La lutte contre la faim est une bataille de plusieurs années, impliquant le soutien durable de la communauté internationale» a déclaré Jean-Jacques Graisse, directeur exécutif du Pam. (apic/misna/vb)



