Un moyen efficace pour lutter contre la pauvreté au Sud
International: Oikocredit, banque de petit crédit soutenue par les Eglises
Genève, 26 octobre 2006 (Apic) Oikocredit, un établissement international de microfinance soutenu par des Eglises, a accordé pour plus de 100 millions d’euros de crédits au cours des dix premiers mois de l’année 2006, ce qui, affirme l’institution, constitue la plus grosse somme accordée par Oikocredit aux pauvres, souvent exclus du secteur bancaire commercial.
Par ailleurs, l’institution financière a vivement salué la décision du Comité du prix Nobel de la paix d’avoir décerné le prix de cette année à l’économiste bangladais Muhammad Yunus et à sa Grameen Bank, qui ont été parmi les premiers à accorder de petits prêts pour surmonter la pauvreté. A cet égard, le directeur général d’Oikocredit, Tor G. Gull a déclaré le 24 octobre: «Nous devons beaucoup au travail novateur réalisé par Muhammad Yunus ces trente dernières années,». «Muhammad Yunus a offert de nouvelles perspectives de vie pour les 1,1 milliard de personnes qui vivent avec moins de 1 dollar par jour. Quelques 450 millions d’entre eux ont déjà reçu de petits prêts qui leur permettent d’établir leur propre source de revenus, et bien d’autres vont encore en bénéficier.»
Un prêt pour soutenir les femmes de basse caste
Le prêt le plus récent d’Oikocrédit a été accordé à une petite organisation de microfinance indienne qui cherche à soutenir les femmes de basse caste dans les zones rurales pauvres du Tamil Nadu. «L’analyse financière et les conditions de délivrance du prêt de 350’000 euros reflètent parfaitement ce pour quoi Oikocredit se bat : tendre la main aux pauvres et en particulier aux femmes» souligne l’institution, dont le siège est à Amersfoort, aux Pays-Bas.
A l’origine, Oikocredit a été établi sous le nom de «Société coopérative oecuménique de développement» en 1975 par le Conseil oecuménique des Eglises, basé à Genève, afin de proposer des moyens d’investissement socialement justes.
Les trésoriers des Eglises se sont montrés sceptiques, au départ, mais Oikocredit affirme qu’aucun investisseur n’a perdu son capital. «Depuis 1975, le modèle Oikocredit de crédit pour le développement est passé, dans l’opinion des investisseurs, d’un modèle improbable à un outil efficace permettant de soulager la misère,» a souligné l’institution. «Et la demande pour ce genre de crédits augmente continuellement.» (apic/eni/vb)



