Rome: Les politiques d’intégration de l’Europe doivent se baser sur ses valeurs chrétiennes

Intervention de Mgr Amato à l’Université Notre-Dame, dans l’Indiana

Rome, 9 août 2009 (Apic) Les politiques d’intégration de l’Europe doivent se baser sur ses valeurs chrétiennes et non sur le laïcisme, a prévenu Mgr Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, dans une intervention prononcée à l’Université Notre-Dame, dans l’Indiana (Etats-Unis), rapportée le 8 août par L’Osservatore Romano.

Le prélat a particulièrement appelé l’Europe à «avoir confiance en ses valeurs identitaires» et à «se fonder sur la tradition chrétienne» pour «continuer à vivre dans la liberté pour tous».

Devant le corps enseignant et les étudiants de l’Université Notre-Dame, Mgr Amato a ainsi constaté que «la communauté sans Dieu que l’Europe est en train de construire à travers le laïcisme, le relativisme, le scientisme et le multiculturalisme, n’est pas seulement un obstacle à son identité, c’est aussi un empêchement aux politiques d’intégration».

Selon le prélat, si l’Europe «veut intégrer des personnes venant d’autres cultures, elle ne peut pas vivre sans identité, elle doit au contraire avoir confiance en ses valeurs identitaires, les apprécier et (…) les considérer comme bonnes, et peut-être même meilleures que les autres». Et de lancer : «si elles ne l’étaient pas, elles ne seraient pas désirées par des millions d’immigrés».

Plus particulièrement, assure Mgr Amato, «l’Europe doit se dire chrétienne (…) si elle veut s’affirmer comme civilisation des droits de l’homme fondamentaux». Mgr Amato, a en outre rappelé que «la raison la plus profonde» pour laquelle «des millions de personnes d’autres continents et d’autres cultures non chrétiennes (…) frappent à la porte de l’Europe», c’est «parce qu’elles y trouvent la liberté».

Or, «si l’Europe veut continuer à vivre dans la liberté pour tous, (…) elle doit se fonder sur la tradition chrétienne», a poursuivi le préfet de la Congrégation pour les causes des saints. A ses yeux, «le christianisme (…) évite le fondamentalisme grâce aux antidotes que sont la liberté religieuse, le respect de la conscience individuelle, de la distinction entre l’erreur et celui qui se trompe, du commandement de la charité envers tous, y compris les ennemis», a conclu le prélat dans son long discours. (apic/imedia/cp/pr)

9 août 2009 | 16:11
par webmaster@kath.ch
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