La violence ajoutée à la violence conduit à plus de violence
Intervention de Mgr Martino à la conférence de l’ONU sur le désarmement.
New York, 16 octobre 2001 (APIC) La justice et non la vengeance doit être l’objectif des hommes, a déclaré Mgr Renato Raffaele Martino, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies lors de la 56ème session de l’Assemblée générale tenue à New York le 15 octobre. Pour lutter contre les armes biologiques, a estimé Mgr Martino, il est nécessaire de renforcer l’influence des institutions internationales sur le contrôle des armes.
«Le diable du terrorisme a frappé d’une manière inimaginable» a dit Mgr Renato Raffaele Martino. Mais «la violence ajoutée à la violence conduit toujours à plus de violence».
Ainsi, pour l’observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies «la réponse de la communauté internationale aux actes de terrorisme exige une conduite de premier ordre. Cette réponse ne doit pas exposer des civils innocents à la mort et à la destruction».
«L’essence de l’approche d’une culture de paix, a-t-il poursuivi, est de s’adresser en premier lieu aux racines de la violence. Et concernant justement les causes de ces attentats, il précise qu’il s’agit d’un «canevas de causes politiques, économiques, sociales et religieuses ainsi que de facteurs culturels» et que «le dénominateur commun est la haine, une haine de l’humanité elle-même. Cette haine qui tue même ceux qui haïssent».
Mgr Martino cite notamment «des situations intolérables pour les réfugiés» comme étant «un des éléments évidents qui favorisent la haine et la violence» et qui «sont exploités par les terroristes. Des actes de revanche ne soigneront pas cette haine», a-t-il précisé.
Fossé
«Le fait qu’un cinquième de la population mondiale située au nord contrôle 80% de la richesse globale et que le quatre cinquième restant, au sud, n’en possède que 20% n’est pas seulement une injustice, a-t-il encore ajouté, mais c’est un risque pour la stabilité de la planète».
Enfin, Mgr Martino a souligné que «l’année dernière, à l’ONU, des efforts ont été faits pour fortifier la convention sur les armes biologiques mais le combat contre ce type d’attaques terroristes nécessite des institutions internationales sur le contrôle des armes qui soient plus crédibles que celles qui existent actuellement». (apic/imed/pr)




