L’ONU doit intervenir
Intervention du cardinal Alfonso Lopez Trujillo sur le clonage
Rome, 27 novembre 2001 (APIC) «Nous ne pouvons pas être d’accord ! La production d’un être humain par le biais du clonage va à l’encontre de la dignité humaine et contre la dignité de la procréation que Dieu a confiée à l’union d’un homme et d’une femme». C’est ce qu’affirme le cardinal Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la famille. Il souligne qu’il faut poursuivre la recherche par des voies qui n’impliquent pas la destruction d’embryons. Il demande à l’ONU d’intervenir.
Interrogé par le quotidien italien «Corriere della Sera» en date du 27 novembre, le cardinal Lopez Trujillo a affirmé que «l’intention thérapeutique ne modifie en rien le fait qu’il s’agit de la production d’embryons destinés à être détruits».
Pour lui, il ne s’agit pas de bloquer toutes les voies de la recherche, mais uniquement celles qui impliquent «la production et la destruction d’embryons, parce que cela constitue un procédé instrumental cruel vis à vis de l’être humain».
Le président du Conseil pontifical pour la famille a enfin précisé qu’il revient «aux gouvernements, aux parlements, à l’ONU d’intervenir» pour bloquer le processus. «De nombreux pays ont déjà exprimé leurs réserves, a- t-il poursuivi, une loi qui interdit le clonage a été approuvée aux Etats- Unis par la chambre des représentants et elle est actuellement à l’examen au sénat». «L’Onu devrait considérer que l’actuelle liberté d’initiative devient une sérieuse menace au bien commun de l’humanité et nous ne pouvons qu’encourager les projets qui ont pour intention de réglementer cette liberté», a conclu le cardinal Lopez Trujillo.(apic/imed/pr)



