Invitation à des «activités spirituelles»

Castel Gandolfo: Tristesse du pape après la bousculade meurtrière de Duisbourg

Castel Gandolfo, 25 juillet 2010 (Apic) Benoît XVI a fait part de son «profond chagrin», le 25 juillet 2010, après la bousculade meurtrière survenue la veille dans l’Ouest de l’Allemagne lors d’une grande fête techno au cours de laquelle 19 jeunes ont trouvé la mort. Lors de la prière de l’Angélus qu’il récitait au palais apostolique de Castel Gandolfo, au Sud de Rome, le pape a aussi invité les fidèles à consacrer «quelques instants» de leurs vacances «à des activités spirituelles».

«J’ai appris avec un profond chagrin la nouvelle de la tragédie survenue à Duisbourg, en Allemagne, au cours de laquelle sont morts de nombreux jeunes», a ainsi confié Benoît XVI en italien depuis le balcon de la cour intérieure du palais de Castel Gandolfo. Le pape allemand a ensuite invité les fidèles à prier pour «les défunts, les blessés et leurs proches».

Le 24 juillet, une bousculade survenue à Duisbourg, dans l’Ouest de l’Allemagne, lors d’une «Love Parade» a ainsi entraîné la mort de 19 personnes, piétinées. Plus de 300 autres ont également été blessées plus ou moins grièvement lors de ce grand rendez-vous annuel de la techno qui réunissait plus d’1 million de jeunes.

Celui qui prie n’est jamais seul

Au cours de cette prière dominicale, le pape a commenté le passage évangélique de ce dimanche de juillet, un texte au cours duquel les disciples demandent au Christ de leur apprendre à prier. «Celui qui prie n’est jamais seul», a alors soutenu Benoît XVI. «En apprenant à ses disciples à prier, a encore affirmé le pape, Jésus nous révèle que son père est notre père, et il ouvre notre cœur à nos frères et sœurs».

Aux pèlerins de langue française, Benoît XVI a particulièrement demandé de consacrer «quelques instants» de leurs vacances «à des activités spirituelles». Ainsi, leur a assuré le souverain pontife, «vous découvrirez davantage le sens profond de la vie».

Année «jacquaire»

A l’occasion de la fête de saint Jacques le majeur, ce 25 juillet, Benoît XVI a également affirmé qu’il avait «une pensée particulière» pour les nombreux pèlerins qui se rendaient cette année à Saint-Jacques de Compostelle, en Espagne. 2010 est en effet une année dite ›jacquaire’, la plus ancienne des Années saintes célébrées par l’Eglise catholique qui rappelle l’arrivée en Galice de l’apôtre Jacques et qui remonte au 9e siècle, lorsque fut découverte la tombe de l’apôtre. Il s’agit d’une année qui offre aux pèlerins la possibilité d’obtenir l’indulgence papale et qui a lieu chaque fois que la fête de saint Jacques tombe un dimanche.

Au terme de l’Angélus, alors qu’il s’apprêtait à quitter son pupitre, Benoît XVI a vu arriver son secrétaire particulier qui lui a glissé quelques mots à l’oreille et lui remis une feuille de papier supplémentaire. «Chers amis, on me dit que j’ai oublié les salutations en langue portugaise», a-t-il lancé en italien avant de saluer les fidèles en portugais. Quittant les quelques milliers de fidèles réunis dans la petite cour, le pape s’est enfin adressé brièvement à ceux qui attendaient sur la place principale du village, devant la façade du palais pontifical.(apic/imedia/ami/js)

25 juillet 2010 | 14:31
par webmaster@kath.ch
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