Bombardements américains et anglais

Irak: Le patriarche espère toujours une visite du pape

presque quotidiens comme autant d’obstacles

Bagdad, 27 mai 1999 (APIC) Le patriarche catholique d’Irak, Mgr Raphaël Ier Bidawid, compte sur les Nations Unies pour obtenir une suspension de l’interdiction des vols directs vers son pays pour que le pape puisse s’y rendre cette année encore. Mais les bombardements américains et anglais presque quotidiens se posent comme autant d’obstacles.

Les sanctions imposées à l’Irak suite à la guerre du Golfe empêchent en effet que des vols directs puissent atterrir en Irak: les avions se posent à Amman (Jordanie), après quoi les voyageurs doivent gagner Bagdad en voiture. Soit un voyage d’environ 12 heures.

Jean Paul II souhaite effectuer un pèlerinage qui, au départ de la patrie d’Abraham, l’antique Ur, en Chaldée, qui se trouve en territoire irakien, le conduirait jusqu’à Bethléem. Mais pour que ce voyage puisse avoir lieu, il faut que les forces armées nord-américaines et britanniques interrompent leurs attaques contre les objectifs militaires qui, selon des sources internationales, sont presque quotidiennes depuis décembre.

«Le pape m’a confié son rêve de pouvoir réaliser ce voyage pour refaire le pèlerinage d’Abraham. Je crois qu’il est vraiment décidé à le faire», a souligné le patriarche, rappelant que «Abraham est le père de tous les croyants», musulmans, chrétiens et juifs. (apic/zenit/pr)

27 mai 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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