Il demande aux musulmans de réagir face à cet acte

Irak: Le prince El Hassan bin Talal de Jordanie condamne l’enlèvement de Mgr Rahho

Amman, 5 mars 2008 (Apic) Le prince El Hassan bin Talal de Jordanie, président du Conseil de direction de l’Institut royal pour les études interreligieuses, a fermement condamné l’enlèvement, le 29 février, de Mgr Paulos Faraj Rahho, archevêque catholique chaldéen de Mossoul, dans le nord de l’Irak, et l’assassinat de trois de ses compagnons.

« Ces actes criminels défient nos principes d’humanité commune et offensent nos valeurs religieuses et codes de conduite », a déclaré le prince dans un communiqué publié à Amman le 3 mars, cité mercredi par l’Agence ENI.

Le prince, qui est président émérite de la Conférence mondiale des religions pour la paix, a été désigné lauréat du prix Niwano pour la paix 2008 le 27 février, pour ses efforts en faveur de la paix et de la justice au Moyen-Orient, en particulier dans le cadre du conflit israélo-palestinien.

Le 1er mars à Rome, le pape Benoît XVI a qualifié l’enlèvement « d’acte déplorable, qui touche profondément l’Eglise dans le pays ».

L’agence de presse Catholic World News a indiqué le 3 mars que la police fouillait la ville et ses environs à la recherche des ravisseurs de Mgr Rahho le 29 février. Un évêque irakien a révélé que les kidnappeurs avaient fait parvenir une demande de rançon « atterrante ».

« Les communautés chrétiennes traditionnelles de ce pays tourmenté témoignent du respect séculaire pour nos frères de religion, un peuple du livre qui inspire notre amour et notre protection filiale depuis les temps du prophète [Mahomet] », a souligné le prince jordanien. « Nous sommes extrêmement choqués en apprenant ces crimes, commis à l’encontre d’hommes et de femmes qui portent le message abrahamique de l’amour, de la paix et de la fraternité. Ces saints hommes ne doivent en aucun cas être des victimes des conflits ou payer le prix des querelles politiques ».

Le prince El Hassan bin Talal a appelé les fidèles musulmans et « la communauté mondiale toute entière à condamner avec nous cet acte et à prendre toutes les mesures possibles pour obtenir la libération de Mgr Rahho et empêcher que de tels crimes soient de nouveau commis à l’avenir ». « Nous devons tous résister fermement à ces actes criminels et affirmer à nos communautés qu’ils s’opposent à toutes les valeurs et tous les principes, religieux et humains », écrit le prince en conclusion. (apic/eni/pr)

5 mars 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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