Irak: Les chrétiens irakiens ont vécu un «Noël qui sent encore la guerre»

Messe de minuit avancée de quelques heures à Bagdad

Bagdad, 24 décembre 2003 (Apic) L’archevêque de l’Eglise latine de Bagdad s’est inquiété de l’exode des chrétiens en Irak et dans la région, à la veille d’un Noël qui, a-t-il commenté, sent encore la guerre. Quant à la messe de minuit, elle a été avancée de quelques heures à Bagdad.

«L’émigration des chrétiens à cause des tensions internationales est le véritable fléau qui touche de nombreux pays dans cette partie du monde. Nous risquons d’être de moins en moins à fêter Noël», déclaré à l’agence Misna Mgr Jean-Benjamin Sleiman, archevêque de l’Eglise latine de Bagdad.

«Ce Noël sera vécu dans la préoccupation et dans l’angoisse d’une après-guerre qui sent encore trop la guerre» ajoute-t-il, se référant en particulier à la capitale irakienne. Selon lui, les fidèles vivront toutefois encore ce Noël «avec la même joie et la même participation que les années précédentes», même si l’insécurité qui règne dans le pays force à revoir le côté festif de l’événement.

Et d’expliquer: «Nous avons décidé de déplacer de quelques heures la messe de minuit. Cette année, a-t-il dit, la veillée des fidèles irakiens sera plus intime et sera passée en famille». (apic/misna/pr)

26 décembre 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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