Iran: Fin de la conférence sur «La religion dans le monde moderne», à Téhéran
L’extrémisme religieux est «une arme de destruction massive»
Téhéran, 15 octobre 2008 (Apic) La conférence internationale «La religion dans le monde moderne», s’est conclue le 14 octobre à Téhéran, relève l’agence catholique Misna. Elle avait pour but de renforcer le dialogue entre leaders politiques et religieux, «afin d’atténuer les tensions et prévenir les conflits qui bouleversent le monde».
L’extrémisme religieux est devenu «une arme de destruction massive», a affirmé l’ex-présidente irlandaise Mary Robinson dans un appel adressé aux participants à la conférence internationale «La religion dans le monde moderne». Pour sa part, l’ex-président iranien Mohammed Khatami, l’un des organisateurs de la rencontre, a formulé des paroles d’espoir, affirmant que «la religion peut aider l’humanité dans les moments difficiles de l’histoire sans anéantir les résultats positifs obtenus par la civilisation humaine». Il a invité les représentants religieux à «chercher tous les moyens possibles pour instaurer une cohabitation pacifique et éviter les conflits».
«Les conflits actuels et la rhétorique de la guerre ne sont pas constructifs et ne peuvent aboutir qu’à des catastrophes», a déclaré l’ex-président norvégien et directeur du Centre d’Oslo sur la Paix, Kjell Magne Bondevik, invitant à un plus grand dialogue entre le monde islamique et l’Occident. Kofi Annan a pour sa part critiqué «les dirigeants politiques opportunistes qui font des déclarations extrémistes dans le but d’être réélus».
La rencontre a été organisée par la Fondation Baran, que dirige M Khatami, le Centre d’Oslo sur la Paix et les Droits de l’homme et le Club de Madrid, qui rassemble près de 70 ex-chefs d’État et de gouvernement dans le but de consolider la démocratie dans le monde. Elle a vu la participation de l’ex-secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, du Haut représentant de l’Onu de l’Alliance des Civilisations et ex-président du Portugal, Jorge Sampaio, du chef de la commission de l’Onu pour les missions de paix en Afrique et ex-président de la Commission européenne, Romano Prodi, ainsi que de l’ex-directeur général de l’Unesco, Federico Mayor. (apic/misna/bb)



