Irlande: Mgr Seán Brady veut que l’Eglise soit «sûre pour les enfants»
L’archevêque d’Armagh présente les directives contre les abus
Dublin, 20 décembre 2005 (Apic) Mgr Seán Brady, archevêque catholique d’Armagh, veut que l’Eglise d’Irlande soit «sûre pour les enfants». Il s’est engagé à ce qu’elle mette en oeuvre le mieux possible les directives pour la protection des mineurs contre les abus sexuels, pour faire en sorte que «là où est l’Eglise, les enfant sont en sécurité».
Mgr Brady a souligné, en faisant allusion aux abus sexuels commis sur des enfants mineurs en Irlande ces dernières années, que les directives ont été adoptées pour s’assurer que les «erreurs pénibles du passé ne se reproduiront plus».
Si ces nouvelles directives ont été saluées par le secrétaire d’Etat auprès des Ministres de la Santé et de l’Enfance, Brian Lenihan, et par la Société Irlandaise pour la Prévention de la Cruauté envers les Enfants (ISPCC), certaines victimes d’abus ont toutefois exprimé leur déception, rapporte mardi le quotidien irlandais «The Irish Times».
Les directives ont été mises en oeuvre par la Conférence des évêques catholiques d’Irlande, la Conférence des religieux et l’Union missionnaire. Elles prévoient notamment un bureau national pour la protection des enfants, présidé par le juge retraité de la Cour Suprême Anthony Hederman, et composé de parents et de professionnels spécialisés dans le soins aux enfants, la psychologie, la théologie, le droit, l’éducation et le monde des affaires.
Le document prévoit en outre un code de comportement pour le personnel de l’Eglise. Il interdit, par exemple, de dire des blagues de nature sexuelle en présence d’enfants, et met en garde contre le fait d’être seul avec un enfant. L’évêque d’Ardagh, Mgr Colm O’Reilly, présentant le document, a souligné que les allégations d’abus sur des enfants visant le personnel ecclésiastique devaient être rapportées sans délai au responsable de l’Eglise chargé de la protection des enfants et adolescents.
Là où il est établi qu’il y a des indices raisonnables pour s’inquiéter d’abus contre des enfants, le responsable devra immédiatement rapporter ces allégations aux autorités civiles. Et Mgr Colm de préciser que la décision sur la manière de procéder dans le cas d’abus devrait être confiée à une personne qualifiée professionnellement et possédant une expérience dans ce secteur plutôt qu’à l’évêque ou au supérieur religieux. (apic/irt/be)




