Mais leurs vies en paroisse n’ont pas changé

Irlande: Trois prêtres ont déjà vendu 1,5 millions d’exemplaires de disques: un phénomène

Belfast, 2 avril 2009 (Apic) Le disque de musique sacrée de trois prêtres diocésains irlandais s’est vendu à près de 1,5 million d’exemplaires dans 36 pays. Leurs vies paroissiales n’ont pas changé, malgré ce succès.

Grâce à la perspicacité d’un producteur qui avait travaillé avec le groupe de rock U2, venu les solliciter jusque dans leurs paroisses. Une maquette de trois titres et une vidéo enregistrée sur un simple téléphone portable, expédiées aux responsables de Sony, a fait l’affaire. Le trio de révérends irlandais «The Priests» a déjà vendu, si l’on en croit les chiffres, un million quatre cent mille exemplaires de son premier album de musique sacrée, indique «La Croix».

Sorti en novembre dans leur pays, et en février de cette année en France, le concert spirituel du trio revisite des titres classiques du répertoire: de l’Ave Maria de Schubert au Panis angelicus de César Franck en passant par Minuit chrétien. Ils avaient soumis une liste de soixante oeuvres.

En strict costume de clergyman, ils étaient récemment de passage à Paris, une étape au fil d’une opération de promotion soutenue. Leur maison de disque a misé gros sur leur potentiel d’émotion et de recueillement pour un large public, religieux et profane.

Le trio précise d’emblée que la vie de chacun n’a pas fondamentalement changé. «Nous restons des prêtres diocésains. Notre contrat précise que rien ne doit mettre en péril notre image ni celle de l’Église catholique», peut-on lire dans le quotidien catholique français.

De leur diocèse, en Irlande du Nord, celui de Down et Connor, ils rapportent que le long conflit entre communautés a laissé des traces mais que l’heure de la réconciliation est venue. Quant à leur évêque, Mgr Noel Treanor, 59 ans, ancien secrétaire de la Comece, représentant les épiscopats d’Europe à Bruxelles, il les a encouragés dans leur nouvelle mission. L’Église a besoin de toutes les voix pour se faire entendre. Quant à l’industrie du disque, elle s’est emparée du phénomène.

Récemment également, les moines cisterciens de l’abbaye autrichienne de Heiligenkreuz ont eux aussi enregistré un disque de grégorien. (apic/cx/pr)

2 avril 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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