Ouganda: Deux attentats font 64 morts et 65 blessés
Islamistes somaliens soupçonnés
Kampala, 12 juillet 2010 (Apic) Deux bombes ont fait 64 morts et 65 blessés dimanche soir dans la capitale ougandaise, Kampala. Des bars fréquentés par des étrangers ont été la cible des attentats. Une foule s’était réunie dans ces établissements publics pour y suivre la finale de la Coupe du monde.
Dimanche soir 11 juillet, deux attentats à la bombe ont frappé des bars de Kampala, faisant au moins 64 morts et 65 blessés. Les identités et nationalités des victimes ne sont pour le moment pas connues.
Pour suivre la finale de la Coupe de monde de football à la télévision, les Ougandais s’étaient réunis en nombre dans les établissements publics. Les bombes ont explosé alors que le match arrivait à son terme. L’Ethiopian Village et le Rugby Club ont été pris pour cibles. Selon la police, il n’est pas exclu que ces attentats aient visé avant tout la communauté étrangère, qui fréquente les deux sites.
Islamistes soupçonnés
Sans indication sûre quant à l’identité des auteurs, la police estime que cette double attaque est liée au conflit somalien. L’Ouganda et son voisin, le Burundi, contribuent à la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom). Cette force a pour mission de protéger le gouvernement provisoire de Mogadiscio. Les insurgés islamistes Shebab, quant à eux, considèrent l’Amisom comme une force d’occupation. Ceux-ci contrôlent la plus grande partie de la Somalie et ont fait vœu d’allégeance à al-Qaida. Pour la police ougandaise, la manière d’opérer, avec deux attentats simultanés, évoque fortement la pratique d’al-Qaida.
Le président somalien Sheikh Sharif Ahmed avait fait part samedi de son inquiétude face au nombre croissant de djihadistes étrangers qui rejoignent les rangs de l’insurrection islamiste. Il a dit y voir une menace pour la stabilité dans la région.
La police fait également figurer parmi les suspects l’Armée de résistance du seigneur (LRA), qui a combattu vingt ans dans le nord du pays avant de se réfugier au Soudan. Mais il y a aussi Forces démocratiques alliés (ADF) qui, selon le gouvernement, se regroupent le long de la frontière avec la République démocratique du Congo.
Selon le porte-parole du Conseil national de la sécurité de la Maison blanche, Mike Hammer, les Etats-Unis sont «disposés à fournir toute aide requise au gouvernement ougandais». (apic/ag/lf/js)



