Majorité pour la suppression du ministère des Affaires religieuses

Israël: 40% de la population ne va jamais à la synagogue

Jérusalem, 18 août 1997 (APIC) Contrairement aux apparences, les religieux en Israël sont loin de représenter la majorité de la population. Si l’on en croit un sondage représentatif de l’Institut «Geokartografia», commandé par le ministère israélien des Affaires religieuses, 40% des Israéliens ne mettent jamais les pieds dans une synagogue, tandis que 14% n’y vont qu’une fois l’an. La grande majorité des 547 juifs interrogés dans tout le pays considèrent le ministère des Affaires religieuses comme superflu et souhaiteraient son abolition pure et simple.

Ce sondage, rendu public ce week-end à Jérusalem, montre encore que 5,5% des Israéliens juifs fréquentent quotidiennement la synagogue, tandis que 19,4% n’avouent prier que les jours de fête. 38% des personnes interrogées ont déclaré s’être rendues au moins une fois durant l’année écoulée au mur des lamentations à Jérusalem.

Selon les informations recueillies, 93% des Israéliens se sont mariés devant un rabbin orthodoxe. Faute de choix, d’ailleurs: en Israël, la possibilité d’échapper au rabbin n’existe pas, le pays ne connaissant pas le mariage civil. Seuls 5% ont déclaré s’être mariés devant un officier d’état civil à l’étranger.

Les deux tiers des personnes interrogées ont cependant déclaré qu’elles renonceraient à un mariage religieux devant le rabbin s’il existait en Israël la possibilité d’un mariage civil. Le ministère israélien des Affaires religieuses, duquel relève notamment l’organisation des mariages et des enterrements, n’est pas épargné par les critiques. En particulier les taxes élevées exigées pour les prestations religieuses des rabbins de l’Etat font que les gens y ont peu recours. Commentant les résultats du sondage, le vice-ministre des Affaires religieuses, le rabbin Arieh Gamliel, a affirmé devant les journalistes que la population aspire à des services religieux. Seuls quelques petits groupes marginaux ont, selon lui, intérêt à démolir les murs de la religion dans le peuple juif. (kna/apic/be)

Ouverture des JMJ de Paris : c’est pour mardi

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Paris, 18 août 1997 (APIC) Les XIIe Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) s’ouvriront officiellement mardi à Paris, au cours d’une cérémonie présidée au Champ-de-Mars par Mgr Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris. Entre 220’000 et 350’000 jeunes sont attendus. Les premiers milliers de pèlerins sont d’ores et déjà arrivés à Paris, a déclaré lundi Mgr Michel Dubost, président de l’Association des JMJ.

Ultime point de presse : après l’accueil des jeunes lundi et mardi matin, la montée en puissance des JMJ commencera mardi après-midi avec la messe d’ouverture. Pour les organisateurs, la participation prévue sera largement confirmée, même s’il est impossible d’avance un chiffre pour l’heure, ont-ils reconnu, en précisant que l’hébergement, assuré à 130%, ne posait plus de problème et que le budget prévu allait être respecté.

Venus des diocèses de France où ils ont été accueillis ces derniers jours, ou directement arrivés dans la capitale française, les jeunes pèlerins franchissent peu à peu et en nombre les portes de l’Ile-de-France pour recevoir leur sac de pèlerin. Accueillis à tous les points d’arrivée – Portes de Paris, gares ferroviaires ou aéroports -, ils rejoignent les sites d’hébergement, où une veillée de prière les attend. Le plein régime des JMJ devrait être atteint mardi, avec le début du festival de la jeunesse, puis la messe d’ouverture.

Combien seront les jeunes ? Mgr Dubost affirme qu’il n’y aura aucun déficit de participation, >. Pour les chiffres avancés, entre 220’000 et 350’000, l’évêque aux armées justifie cette imprécision en relevant que seules les inscriptions payantes permettent – à cette heure – de quantifier le nombre de pèlerins..

Avec au moins 80’000 jeunes, la France compte malgré tout la délégation la plus forte, devant l’italienne. La participation de 7’000 handicapés et de pèlerins de 160 pays a en outre été confirmée. Quant au nombre de volontaire, il plafonne à 8’000.

Reste le budget, de 250 millions de francs français. Mgr Dubost a confirmé qu’il était bel et bien financé à 80% par les inscriptions des pèlerins. Les produits dérivés, gadgets, notamment, ne représentent que 2 à 3% du budget total. Le reste étant assuré par des dons ou des mécénats, notamment. (apic/jcn/pr)

9 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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