Israël: Le droit au mariage va être rendu plus difficile pour les étrangers illégaux
«Que vos enfants marient des juifs et qu’ils ne s’assimilent pas»
Jérusalem, 21 décembre 2005 (Apic) Le parlement israélien risque de rendre le droit au mariage plus difficile pour les étrangers considérés comme illégaux. Il existe un large consensus à la Knesset auprès de presque tous les partis politiques se réclamant du sionisme pour que les non-juifs aient du mal à obtenir la citoyenneté israélienne, révèle mercredi le quotidien israélien «Haaretz».
Les partis de droite sont évidemment les premiers à vouloir une telle décision. L’ancien ministre travailliste de l’Intérieur, Ophir Pines-Paz, a appuyé le lancement d’une nouvelle loi dans ce sens. Un autre ancien ministre de l’Intérieur, Eli Yishai, du parti Shas, a déclaré à «Haaretz» que la loi devait devenir plus sévère «parce que je veux que vos enfants marient des juifs et qu’ils ne s’assimilent pas», c’est-à-dire qu’ils abandonnent leur appartenance au judaïsme.
La nouvelle loi présentée au parlement israélien prévoit que tous les étrangers considérés comme illégaux doivent quitter le pays pour un délai allant jusqu’à cinq ans, même s’ils sont mariés à des Israéliens. Mais un étranger illégal, selon la loi, peut être le parent âgé d’un nouvel immigrant, le partenaire d’un citoyen israélien, un travailleur étranger, ou l’enfant d’un nouvel immigrant, né d’un premier mariage.
La loi s’en prend également au droit au mariage. Une personne qui choisit de se marier avec un étranger considéré comme illégal devra s’en séparer pour une longue période ou s’installer avec son conjoint à l’étranger. Un comité d’experts présidé par le professeur Amnon Rubinstein a revu le projet de loi, qui a été approuvé par le cabinet israélien il y a six mois. Rubinstein considère comme une «punition non raisonnable, arbitraire et cruelle» la clause visant les gens qui ont dépassé la durée légale de leur visa d’un mois et prévoyant par conséquent une expulsion d’Israël pour une durée d’un an. La loi vise également à entraver les mariages entre Israéliens et Palestiniens et à empêcher dans ce cas les regroupements familiaux. (apic/haar/be)




