Chaque femme ultra-orthodoxe donne naissance à sept enfants

Israël: Les juifs séculiers seront une minorité en Israël vers l’an 2030

Tel Aviv, 4 juin 2009 (Apic) Les juifs séculiers risquent bien d’être une minorité en Israël vers l’an 2030, tant au niveau des écoles que dans les tranches d’âges appelées à faire leur service militaire.

Selon une récente étude publiée par le magazine américain «Foreign Policy» qui se base sur les données du Bureau central israélien des statistiques (CBS), les Arabes israéliens et les juifs ultra-orthodoxes (les «haredis») feront près de 60% des élèves des écoles primaires et environ 40% de l’électorat.

Richard Cincotta, qui travaille comme démographe consultant auprès du «National Intelligence Council» (NIC – Conseil national du renseignement), un organisme du gouvernement américain, et Eric Kaufmann, de l’Université de Londres, exposent cette tendance dans l’article «La face changeante d’Israël».

Dans leur analyse démographique, ils expliquent ces changements déjà manifestés lors des dernières élections en Israël. Les deux chercheurs trouvent une explication dans la montée du parti d’extrême-droite «Yisrael Beiteinu» dans le fait que les Israéliens non religieux craignent la constante érosion de la majorité sioniste dans le pays. L’article montre que la proportion des étudiants laïcs en Israël a diminué de manière significative ces dernières décennies.

Ils relèvent qu’en 1960, le Bureau central israélien des statistiques indiquait seulement 15% des étudiants dans le système scolaire primaire en Israël étaient soit des Arabes israéliens soit des ultra-orthodoxes (ou haredis), contre quelque 46% aujourd’hui. Aux alentours de 2020, la majorité des élèves d’école primaire seront composés de ces deux groupes.

Les auteurs notent qu’en moyenne, chaque femme ultra-orthodoxe donne naissance à sept enfants, tandis que la moyenne des femmes arabes musulmanes est de 3,9. Mais il n’est pas sûr que la fertilité dans les milieux ultra-orthodoxes va se maintenir ces prochaines années, notamment parce que l’indice de fécondité dépend notamment du taux des allocations familiales accordées par l’Etat. (apic/haar/be)

4 juin 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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