Conformément à la halacha, la loi religieuse juive
Israël: On ne peut transférer les lieux saints catholiques au Vatican, selon le Grand Rabbinat
Jérusalem, 8 mai 2009 (Apic) L’annonce en début de semaine par les médias israéliens d’un transfert de souveraineté, à la demande du président Shimon Pérès, de six lieux saints catholiques au Vatican – entre-temps démentie par le gouvernement israélien – serait contraire à la halacha, la loi religieuse juive.
Le Grand Rabbinat d’Israël vient d’émettre un décret spécifiant que conformément à la halacha, aucun bien de la Terre Sainte ne peut être remis au Vatican. Cette mise au point faite suite à une requête du pape Benoît XVI demandant qu’Israël remette à l’Eglise romaine le titre de propriété sur plusieurs lieux saints chrétiens, rapporte la presse israélienne.
La Commission des lieux saints du Grand Rabbinat s’est réunie d’urgence à ce propos et a demandé au gouvernement israélien de cesser toute discussions sur le sujet. Ce décret a été publié suite aux informations parues dans les médias israéliens que ce transfert des lieux saints catholiques au Vatican était présenté comme un geste de bonne volonté d’Israël envers le pape Benoît XVI qui se rend en Israël ce lundi.
Les médias israéliens avaient fait savoir que le président israélien souhaitait placer sous l’autorité du Vatican six lieux saints, dont l’Eglise de l’Annonciation à Nazareth, le Cénacle où Jésus-christ célébra la dernière Cène (du latin coenaculum, salle à manger, que les franciscains avaient acquis en 1335) sur le Mont Sion, le jardin de Gethsémani, au pied du Mont des Oliviers à Jérusalem, l’église de la Multiplication des pains à Tabgha, sur les rives du lac de Tibériade, et le Mont Tabor, lié au lieu de la Transfiguration du Christ. Ce transfert de souveraineté avait suscité l’ire de certains milieux israéliens.(apic/com/be)



