Israël: Palestiniens et histoire palestinienne peu à peu effacés

Tel Aviv, 14 juillet 2009 (Apic) Un autre pas vers l’annulation de la présence palestinienne à Jérusalem et dans les autres villes de la Palestine historique devenue territoire israélien a été franchi. C’est en ces termes que nombre de médias internationaux, cités par Misna, ont analysé la décision annoncée par le ministre israélien des Transports, Yisrael Katz, qui devrait modifier toutes les signalisations routières, indiquant actuellement le nom en arabe à côté de celui en hébreu, par un nouveau système exclusivement en hébreu. C’est ainsi qu’à côté de Yerushalayim (Jérusalem) ne figurerait plus l’arabe al-Quds, ainsi que les noms arabes de villes comme Nazareth, Jaffa et Zefat (ou Safed), écrit le quotidien israélien Yediot Ahronot. Dans une interview accordée au quotidien, le ministre Katz affirme que cette mesure a été adoptée en signe de rétorsion pour l’absence de termes en hébreu sur les cartes palestiniennes, oubliant de préciser que les palestiniens n’ont aucun poids politique sur les décisions prises en Israël, mais aussi dans leurs propres territoires, à Gaza et en Cisjordanie, de fait sous contrôle israélien. En 1949, un an après la création d’Israël et après la fuite de milliers de palestiniens de leurs lieux d’origine, le nouvel Etat procéda à une progressive «israélisation» des lieux mais aussi de la toponymie, à tel point que la majorité des jeunes israéliens est peu informée sur l’histoire récente du pays. Depuis 1949, des centaines de noms d’origine biblique ont pris la place d’autres, d’origine arabe, sans laisser aucune trace, si ce n’est sur les cartes palestiniennes auxquelles Katz a fait référence. (apic/misna/pr)

14 juillet 2009 | 14:56
par webmaster@kath.ch
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