De l’argent pour les colonies juives, pas pour la cité galiléenne
Israël: Pas d’étrennes de Noël cette année pour la ville arabe de Nazareth
Jérusalem/Nazareth, 10 décembre 1997 (APIC) La ville arabe israélienne de Nazareth, en Galilée, ne recevra pas cette année ses «étrennes de Noël» comme à l’accoutumée, malgré les protestations de la minorité arabe. Le maire de Nazareth, Ramiz Jaraisy, parle de «discrimination systématique des Arabes et des chrétiens d’Israël».
Prétextant le manque d’argent, le gouvernement de Netanyahou a supprimé la traditionnelle subvention pour l’organisation de la fête de Noël dans la ville où Jésus vécut sa vie cachée.
Le maire de Nazareth a déclaré sur les ondes de la radio israélienne ne pas pouvoir accepter – «aussi longtemps que le gouvernement israélien a encore assez d’argent pour construire des colonies de peuplement» – les affirmations du Ministère du tourisme que la suppression des subventions était due à un manque d’argent.
La porte-parole du Ministère israélien du tourisme, Orli Doron, a exprimé son étonnement concernant les propos du maire de Nazareth, en rappelant que son ministère avait investi quelque 40 millions de francs suisses depuis 1995 dans les infrastructures de la ville. Cette année, la ville a reçu près de 60’000 francs pour des feux d’artifice, des timbres spéciaux, des campagnes d’annonce et des publications spéciales pour les fêtes de Noël. Interrogée à ce sujet, la municipalité de Nazareth a expliqué avoir bel et bien reçu cette somme, mais que cet argent était destiné à d’autres buts. (kna/apic/be)
Berne-Jura: Un Contrat collectif règle désormais les rapports entre l’Eglise et son personnel
Améliorations en matière d’allocations, de maternité et de formation
Berne 10 décembre 1997 (APIC) Pour la première fois dans l’histoire des Eglises réformées Berne-Jura, un contrat de droit public régit les rapports entre l’Eglise et ses employés. Le Conseil synodal en tant qu’employeur et l’ensemble du personnel de l’Eglise, représenté par le Syndicat des services publics (SSP/VPOD), ont signé le 9 décembre un Contrat collectif de travail (CCT).
Les deux parties sont convaincues que des relations de partenariat sont aujourd’hui plus que jamais nécessaires. Le contrat collectif englobe une centaine d’employés, rattachés au Conseil synodal. Il apporte des améliorations notamment en matière d’allocations familiales, de congé de maternité et de formation continue.
Désormais l’engagement de l’ensemble du personnel rattaché à l’Eglise est régi par un contrat de droit public. Ce qui signifie que tous litiges entre employeur et employés seront traités en premier lieu par une commission paritaire, avant d’être soumis à une décision du Conseil synodal (exécutif) et à une commission interne à l’Eglise, qui reste à créer.
Le contrat de travail prévoit une réduction hebdomadaire du temps de travail d’une demi-heure, pour s’établir à 42 heures par semaine. Autres améliorations notables: cinq semaines de vacances dès 45 ans et un salaire garanti pendant 16 semaines lors d’un congé de maternité. En matière de formation continue, l’Eglise accordera à ses collaboratrices et collaborateurs 7 jours payés par année. En outre, tous les dix ans, le personnel pourra disposer d’un congé payé de quatre semaines. Pour un engagement à 50% au minimum, la pleine allocation pour enfant est garantie. La compensation du coût de la vie sera négociée dans le cadre d’une commission paritaire. La participation du personnel est également réglée par contrat.
Les pasteurs et le personnel des paroisses ne sont cependant pas concernés par cet accord, leur engagement dépendant soit directement de l’Etat, soit des paroisses. (apic/spp/mp)



