Rome: L’ambassade d’Israël auprès du Saint-Siège justifie les attaques contre Gaza
Israël prétend vouloir éviter la souffrance de sa population
Rome, 15 novembre 2012 (Apic) Les opérations militaires lancées sur Gaza depuis le 14 novembre 2012 ont pour but de «mettre fin aux souffrances de la population du Sud d’Israël», affirme le communiqué de l’Ambassade d’Israël auprès du Saint-Siège, publié le 15 novembre.
Israël est frappé depuis 11 ans par des tirs de mortier fréquents du Hamas, du Jihad islamique et d’autres «organisations terroristes», précise le communiqué. Il fait état de 150 missiles et de 300 roquettes tirés contre des villes israéliennes au cours des derniers jours.
Le 15 novembre 2012, trois civils israéliens ont été tués par une roquette palestinienne à Kiryat Malachi, au sud d’Israël. «Aucun pays n’accepterait tout cela, poursuit le texte, et Israël n’acceptera pas une situation dans laquelle ses citoyens sont menacés par la terreur des missiles».
Les Gazaouis avertis des bombardements
Le texte précise aussi que le peuple palestinien «n’est pas l’ennemi d’Israël», contrairement aux organisations terroristes et au Hamas, actuellement au pouvoir à Gaza. Ces organisations sont accusées de frapper «délibérément» des civils et de «se cacher intentionnellement derrière leurs propres citoyens».
La différence entre eux et nous, ajoute le communiqué, «est que nous essayons de faire le moins de victimes civiles possibles». L’ambassade indique que l’armée a prévenu la population gazaouie de bombardements imminents par des appels téléphoniques et des tracts lancés par avion.
Tsahal «prêt à étendre ses opérations»
L’armée israélienne, signale encore le communiqué, est «prête à étendre ses opérations» si nécessaire, tout en essayant «d’éviter de faire du mal à la population civile». Le texte encourage la population internationale à soutenir les efforts d’Israël pour mettre fin aux tirs de roquettes et de missiles sur des civils israéliens qui sont la «cause principale de souffrance pour les deux parties».
Le 14 novembre, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a décidé de lancer l’opération «Pilier de défense». Elle a été déclenchée dans l’après-midi par un raid aérien tuant Ahmad Jaabari, le chef de la branche militaire du Hamas. Par ailleurs, 13 Palestiniens auraient déjà perdu la vie dans le pilonnage de Gaza et on dénombrerait une centaine de blessés. (apic/imedia/mm/rz)



