Les Israéliens ont le taux de donneurs le plus faible

Israël: Une nouvelle carte pour donneurs d’organes religieusement conforme

Jérusalem, 22 juin 2001 (APIC) Une nouvelle carte pour donneurs d’organes religieusement conforme a été lancée vendredi par ADI, le centre public qui enregistre les donneurs potentiels en Israël. La carte spécifie que les organes d’une personne décédée ne peuvent être prélevés que si un rabbin l’approuve.

Les dispositions de la nouvelle carte éliminent une excuse fréquente parmi les Israéliens, religieux ou laïcs, pour ne pas se faire enregistrer comme donneurs. Ils prétextent craindre que leurs organes soient prélevés par des médecins ne respectant pas les prescriptions religieuses, souligne le professeur Jonathan Halevy, chef d’Israël Transplant et directeur de l’hôpital Shaare Zedek de Jérusalem.

Halevy relève que les juifs laïcs sont aussi concernés, «car quand vient la mort, presque tout le monde devient religieux». Le pourcentage d’Israéliens ayant une carte de donneur d’organes est parmi les plus faibles du monde occidental: tout juste 3%, comparé aux 20 à 25% en Espagne, où le taux est le plus élevé, précise le professeur Halevy.

Chez les ultra-orthodoxes, les «haredis», l’appel au don d’organes risque de ne pas avoir grand écho, car leurs rabbins sont divisés pour savoir si une personne cérébralement morte, mais dont le cœur bat encore, peut donner ses organes conformément à la «halakah», la loi juive. Mais des personnalités religieuses de la communauté orthodoxe moderne approuvent et même recommandent chaudement les dons d’organes en cas de mort cérébrale. En Israël, 730 personnes attendent un rein, 110 un cœur, 105 un foie, et des dizaines d’autres sont en attente d’autres organes. (apic/jpost/be)

22 juin 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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