Message du pape pour réaffirmer son désir d’unité
Istanbul: Délégation du Saint-Siège à la fête de saint André
Rome, 1er décembre 2003 (Apic) Le pape Jean Paul II réaffirme «son désir d’unité et de pleine communion» entre les Eglises d’Occident et d’Orient, dans son message porté par une délégation catholique de Rome au patriarche oecuménique Bartholomée Ier, archevêque de Constantinople, dans le cadre de la fête de saint André, frère de Pierre, le 30 novembre 2003.
«Après avoir accueilli dans des sentiments de joie la délégation que Votre Sainteté a envoyée à Rome pour la fête des saints Pierre et Paul (le 29 juin), c’est avec la même joie que je participe aujourd’hui par ce message à la fête de l’apôtre André, patron de l’Eglise de Constantinople, et que je m’associe à votre prière». C’est par ces mots que commence le message du pape.
«Ces fêtes patronales nous permettent de mieux vivre la joie d’être frères et de partager une même communion d’intentions et une unique espérance; elles sont également un signe de notre désir d’unité et de pleine communion qu’il est nécessaire d’encourager et de poursuivre pour qu’il apparaisse clairement au monde, à nos fidèles et à toutes les personnes qui oeuvrent et prient pour la communion de l’Orient et de l’Occident chrétiens», poursuit le pape.
«Lors de la célébration de cet anniversaire (des 25 ans de pontificat), j’ai parcouru de nouveau en pensée les nombreux évènements qui ont ponctué mon engagement, afin que l’unique Eglise du Christ puisse respirer plus largement avec ses deux poumons; afin que les Eglises d’Occident et d’Orient, qui pendant un millénaire ont su croître ensemble et articuler leurs grandes traditions vitales, marchent toujours plus vers la pleine communion que les circonstances historiques du second millénaire ont minée» relève Jean Paul II.
Ces fêtes patronales sont des occasions régulières de marquer les liens qui unissent les Eglises d’Occident et d’Orient. Dans son discours, le pape se remémore «avec émotion» «les nombreux gestes» de désir de communion, «les occasions de rencontre», entre les patriarches des Eglises de Rome et de Constantinople.
Jean Paul II a cité entre autres, «l’acte qui a levé les excommunications de 1054» et la rencontre pour la paix à Assise. Il conclut son message dans la certitude.
Rencontre oecuménique
Ce discours, porté par une délégation dirigée par le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, à l’occasion de la fête du patron du patriarcat oecuménique, a été remis dimanche 30 novembre 2003 à Bartholomée Ier, à la fin de la célébration liturgique orthodoxe dans l’Eglise patriarcale de Saint Georges au Phanar.
La délégation composée de Mgr Brian Farrell, secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, de Mgr Johan Bonny, responsable de la section orientale de ce même conseil, et de Mgr Edmond Farhat, nonce apostolique de Turquie, devait rencontrer lundi 1er décembre 2003, la délégation orthodoxe de la commission synodale du patriarcat oecuménique pour les relations avec l’Eglise catholique. (apic/imedia/pr)




