Réactions internationales

Istanbul: La sécurité du Patriarcat oecuménique devient un sujet d’inquiétude

Genève, 5 décembre 1997 (APIC) – L’attentat à la grenade perpétré contre le siège du Patriarcat oecuménique à Istanbul, au Phanar, dans la nuit du 2 au 3 décembre, et qui a fait un blessé grave, a provoqué l’indignation internationale. Plusieurs appels ont été adressés aux autorités turques pour qu’elles arrêtent les auteurs de cet acte criminel.

La communauté orthodoxe rattachée au Patriarcat oecuménique – dont l’histoire remonte au temps où Istanbul était la capitale byzantine et s’appelait Constantinople – représente une très petite minorité chrétienne dans une ville majoritairement musulmane de plus de dix millions d’habitants.

«C’est le droit du Patriarcat, de demander en ce moment une protection légitime assurée par le système légal du pays dans lequel le Patriarcat vit et conduit pacifiquement ses activités spirituelles» souligne le communiqué de presse publié après l’attentat.

Cet acte est le dernier d’une série de provocations à l’encontre du Patriarcat oecuménique. En 1996, une attaque à la grenade avait causé des dégâts, mais sans faire de blessés. Deux ans auparavant, les membres du Patriarcat avaient découvert deux bombes à retardement – qui avaient pu être désamorcées – dans la cour du Patriarcat.

Dans une lettre adressée au patriarche Bartholomée le 3 décembre, le Conseil oecuménique des Eglises (COE) et la Conférence des Eglises européennes (KEK), desquels le patriarcat œcuménique est membre, condamnent ces actes de violence qui inspirent de la «répugnance aux adeptes de toutes les religions croyant en un Dieu miséricordieux». Le COE et la KEK appellent les autorités turques à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que les auteurs de ces violences soient traduits en justice. (apic/eni/mp)

30 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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