Jean-Paul II: un des lieux où est née l’Europe
Italie: 50e anniversaire de la bataille du Mont-Cassin
Rome, 18mai(APIC) Le 50e anniversaire de la libération par les troupes
polonaises du Mont-Cassin, a été célébré mercredi en présence du président
polonais Lech Walesa et du cardinal Jozef Glemp, primat de Pologne. Dans un
message pour cette occasion, le pape Jean Paul II tire la leçon de
l’événement et rappelle que le Mont-Cassin est l’un des lieux où a commencé
la formation de l’Europe.
La bataille du Mont-Cassin – quelques mois à peine après le bombardement
américain du 15 février 1944, l’abbaye fut libérée par les troupes polonaises commandées par le général Wladyslaw Anders – est décrite par le pape
comme «la lutte entre deux projets: l’un qui voulait, en Orient comme en
Occident, déraciner l’Europe de son passé chrétien, l’autre qui visait à la
défense de la tradition chrétienne de l’Europe et de l’esprit européen».
Dans son message, lu par Mgr Wesoly, responsable de l’émigration polonaise à l’étranger, Jean-Paul II ajoute «qu’il n’était pas possible de défendre l’Europe sans s’engager dans une guerre de défense, dont le premier
chaînon fut justement la Pologne de 1939.» Mais «la Pologne, qui se défendait désespérément à l’Ouest, fut attaquée aussi à l’Est». Une «occupation
double» s’ensuivit, «avec des camps de concentration hitlériens à l’Ouest
et soviétiques à l’Est».
Malgré cela, les Polonais se sont trouvés à la fin de la guerre, «parmi
les vaincus, auxquels la domination soviétique fut imposée pendant plus de
40 ans», tout comme à leurs voisins. Le pape souhaite «que l’on réécrive le
martyrologe de la nation polonaise», car la Pologne a racheté son droit à
l’existence, même devant les «amis» douteux de l’Est et de l’Ouest.
Aujourd’hui, le symbole qu’est le Mont-Cassin doit parler à l’Europe,
souligne encore le pape, c’est l’un des lieux où a commencé la formation de
l’Europe. Saint Benoît en Occident, Cyrille et Méthode à l’Est, contribuèrent à la christianisation de l’Europe du premier millénaire. «C’est à leur
héritage qu’il faut retourner», conclut Jean-Paul II. (apic/sv/mp)




