Crucifix jeté par la fenêtre d’un hôpital

Italie: Adel Smith envenime la polémique sur les signes religieux dans les lieux publics

Rome, 16 décembre 2003 (Apic) Adel Smith a encore frappé. A l’origine d’une polémique sur la présence des crucifix dans les lieux publics en Italie, ce musulman à la tête d’une petite association intégriste a jeté par la fenêtre un crucifix qui se trouvait dans la chambre d’hôpital de sa mère. Pour l’Osservatore Romano, il s’agit d’un «geste ignoble» et d’un «sacrilège».

Le 15 décembre, Adel Smith avait demandé aux responsables de l’hôpital San Salvatore de l’Aquila de retirer le crucifix accroché au mur de la chambre de sa mère. Les responsables ont préféré tourner le lit de Mme Smith afin qu’elle ne puisse plus le voir. Furieux, Adel Smith a pris l’objet religieux et l’a lancé par la fenêtre, estimant que sa mère «ne peut mourir dans une chambre où se trouve un crucifix».

Dans son édition du 17 décembre, le quotidien du Saint-Siège a titré, «Désormais, c’est insupportable: qui doit faire face?». «Une provocation après l’autre, une offense après l’autre, jusqu’à l’outrage. Peut-être le moment est-il venu de dire: Assez!», a affirmé l’Osservatore Romano. Le quotidien s’est donc mobilisé contre «l’attitude intolérable et blasphématoire d’un individu qui ne perd aucune occasion pour se faire de la publicité, mettant ainsi dans une mauvaise posture les personnes qui professent la même foi que lui et qui ont pris des distances par rapport à ses provocations». Le journal a encore qualifié cet acte de «geste ignoble» et de «sacrilège», et précisé que la justice avait été saisie.

Le représentant en Italie de la Ligue musulmane mondiale a qualifié pour sa part cet acte de «provocation folle». (apic/imedia/bb)

16 décembre 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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