Gérer l’immigration pour sauvegarder l’identité nationale
Italie: Cardinal Biffi: privilégier l’immigration des chrétiens plutôt que celle des musulmans
Bologne, 14 septembre 2000 (APIC) Le cardinal Giacomo Biffi, archevêque de Bologne, estime qu’il faut privilégier l’immigration des chrétiens plutôt que celle des musulmans «pour éviter que les deux communautés ne s’affrontent en Europe».
Cité par le quotidien «Avvenire», le cardinal Biffi explique qu’il s’est récemment entretenu avec un ministre italien sur la question de l’immigration: «Je lui ai fait remarquer qu’un Etat vraiment laïc, qui voudrait épargner au peuple italien beaucoup de souffrances, aurait avantage à privilégier l’immigration des catholiques, Latino-américains, Philippins ou Erythréens». L’archevêque de Bologne a ajouté que, le droit d’invasion n’existant pas, rien n’interdit à l’Etat italien de gérer l’immigration afin de sauvegarder son identité nationale.
Dans sa lettre pastorale, publiée dans le presse italienne le 14 septembre, le cardinal Biffi considère en effet l’immigration comme l’un des «défis difficiles de notre temps». Il précise que l’Eglise n’a pas pour devoir de résoudre tous les problèmes sociaux mais «d’annoncer l’Evangile et d’exercer la charité fraternelle.» Parlant plus précisément de l’immigration des musulmans, l’archevêque de Bologne estime que l’assistance sociale et une disposition sincère au dialogue ne remplacent pas l’Evangile.
Sauver l’identité nationale
Le cardinal Biffi pense que les musulmans ont des coutumes différentes et un droit familial incompatible avec le nôtre. «Ils ont surtout une vision rigoureusement intégriste de la vie publique, ajoute-t-il, si bien que l’identification parfaite entre religion et politique fait partie de leur foi qu’ils ne peuvent remettre en question, même si généralement, ils attendent prudemment d’être en position de force pour la proclamer et la faire valoir».
L’archevêque de Bologne invite donc les autorités italiennes à ne pas se contenter de critères économiques et sociaux pour admettre les immigrés. «Il faut se préoccuper sérieusement de sauver l’identité de la nation, estime-t-il. L’Italie n’est pas une terre déserte ou à demi-inhabitée, sans histoire, sans physionomie culturelle et spirituelle propre, à peupler aveuglément. Dans tous les cas, il faut que celui qui a l’intention de s’installer parmi nous soit aidé et invité concrètement à connaître le mieux possible les traditions et l’identité de la communauté humaine particulière dont il demande à faire partie».
Le cardinal Biffi pense que l’Europe actuelle «redeviendra chrétienne ou deviendra musulmane». Il estime en effet que c’est la «culture du rien» qui est sans avenir, celle qui privilégie une liberté sans contenu et un scepticisme «présenté comme une conquête intellectuelle». Cette «culture du rien» ne sera «pas en mesure de résister à l’assaut idéologique de l’Islam qui ne manquera pas d’arriver», assure le cardinal. Il demande donc à l’Europe de «redécouvrir l’événement chrétien comme unique salut de l’homme». (apic/imedia/fm)



