Hitler voulait enlever Pie XII et le déporter en Allemagne
Italie: Découverte de nouveaux documents ultra-secrets des fascistes italiens
Rome, 8 septembre 1998 (APIC) Hitler avait l’intention d’enlever Pie XII au Vatican pour le déporter en Allemagne, affirme l’historienne italienne Anna Lisa Carlotti. Ses allégations reposent sur la base de rapports ultra-secrets des présidents des partis fascistes de Côme et de Milan récemment découverts.
L’historienne développe sa thèse dans un article des «Annali di Storia contemporeana» publiées par l’Université catholique de Milan. Anna Lisa Carlotti a découvert ces documents dans la succession de l’abbé Enrico Assi, un prêtre actif dans la résistance italienne.
Selon les plans allemands, des soldats SS vêtus d’uniformes italiens et munis d’armes italiennes devaient pénétrer de nuit au Vatican et y faire couler un bain de sang parmi les membres de la curie. Des unités de la division blindée «Hermann Göring» devaient alors intervenir pour «sauver le pape» et pour mettre hors de combat les soldats SS. Pie XII devait alors être déporté en Allemagne pendant qu’une vague de répression contre l’Eglise serait mise en route.
Les documents qui datent de la période de l’occupation de l’Italie par l’Allemagne après la chute de Mussolini en 1943, sont deux rapports ultra-secrets des chefs des partis fascistes de Côme et de Milan. Les détails du plan «Rabat-Föhn» ont été communiqués au chef du parti de Côme, Paolo Porta, par le chef d’état-major des SS en Italie. Dans sa réaction, Porta, après de «vulgaires tirades anticléricales», garde néanmoins la tête froide et prévoit en cas d’exécution de ce plan une énorme indignation mondiale des catholiques contre les nazis et leurs alliés.
Ces documents démontrent une haine farouche de l’Eglise et un anticléricalisme primaire, relève l’historienne. L’Eglise catholique y est présentée comme la plus dure et la plus féroce ennemie du fascisme, comme un organe de sabotage qui ne recule devant aucun moyen.
Un autre document qui porte la signature du chef du parti fasciste de Milan, Vicenzo Costa, parle d’un règlement de compte général avec le cardinal-archevêque de Milan de l’époque, Mgr Ildefonso Schuster. Dès 1938, le cardinal avait suscité la haine des fascistes en dénonçant l’introduction des lois raciales en Italie. Mgr Schuster avait qualifié le racisme nazi de «nouvelle hérésie venue du nord» dont le danger international n’était pas moindre que celui du bolchevisme. (apic/kna/kap/mp)




