Le sud du pays par trop défavorisé (160993)

Italie: document des évêques sur les problèmes sociaux et le travail

Rome, 16septembre(APIC) La Commission de la Conférence épiscopale pour

les problèmes sociaux et le travail a diffusé un nouveau document sur la

situation difficile de l’emploi dans le sud de la Péninsule. Les évêque y

annoncent la préparation d’un séminaire sur «Le travail et le développement

dans les régions méridionales». Ils se déclarent préoccupés par le chômage,

trois fois plus élevé dans le sud du pays.

Après avoir observé que «le chômage reste le problème social le plus

grave» en Italie, le document s’attarde à un aspect spécifique de la situation italienne: «Le taux des chômeurs est trois fois plus élevé au sud

qu’au centre et au nord». Selon les évêques, le risque existe vraiment «que

les médias se concentrent davantage sur le chômage engendré par la crise

des grands complexes industriels, alors que la notion la plus élémentaire

de solidarité et de justice invite à ne pas perdre de vue le grand nombre

de travailleurs licenciés par les petites entreprises ou renvoyés par le

tertiaire, ainsi que les centaines de milliers de jeunes méridionaux qui

n’ont jamais travaillé».

La note épiscopale exprime un certain scepticisme à propos des projets

de grands travaux, «souvent trahis par des gestions inadaptées ou conditionnés par le clientèlisme». Elle indique trois conditions d’un authentique développement: un effort national de solidarité et de rééquilibre,

l’initiative des méridionaux eux-mêmes et un réel renouveau des classes dirigeantes.

Le texte indique aussi des priorités opérationnelles: l’achèvement rapide des travaux déjà entamés; la cohérence des interventions dans le sud; la

mise en marche de l’accord du 3 juillet sur la flexibilité du travail; la

baisse du coût de l’argent et la simplification du système fiscal; une promotion d’ensemble du système scolaire et de la recherche ainsi qu’une révision courageuse de la formation professionnelle.

Pour que cela puisse se concrétiser, estiment les évêques italiens, il

faut aussi faire passer dans les mentalités «la conviction que le problème

du travail et du développement est une question nationale» qui concerne

l’ensemble des Italiens. (apic/cip/pr)

16 septembre 1993 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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