Livre-interview avec le recteur majeur des salésiens, don Vecchi

Italie: Eduquer à l’heure de l’informatique

Rome, 15 décembre 1999 (APIC) Faire de l’éducation une grande question qui ne soit pas isolée mais puisse toucher toutes les petites et grandes questions de la vie quotidienne et sociale des gens: c’est l’un des leitmotive d’un livre-interview avec don Juan Edmundo Vecchi, le recteur majeur des salésiens.

L’ouvrage, intitulé «Gardiens de rêves, le doigt sur la souris», est paru à la maison d’édition Elledici (Turin) et a fait l’objet d’une présentation publique à Rome lors d’une séance dont le modérateur était le journaliste Sandro Magister, de l’hebomadaire «L’Espresso». Evoquant le travail des éducateurs à l’ère de l’informatique, il aborde une série de questions parfois radicales qui interpellent les éducateurs religieux et laïcs au moment du passage d’un millénaire à l’autre, rafraîchissant, pour l’adapter à l’actualité, la proposition liée au système préventif de Don Bosco.

L’une des insistances de Don Vecchi est l’interaction entre la culture laïque et la culture catholique pour renouveler la proposition éducative dans un contexte profondément transformé par l’informatique et par la technologie. Elle est soulignée dans un message envoyé par le ministre italien de l’Education, Giovanni Berlinguer, qui salue la proposition de «réconciliation culturelle» dont le livre est imprégné.

Ce livre-interview du journaliste Carlo Di Cicco avec Don Juan Vecchi, propose une relecture des 40 dernières années éducatives marquées par la nouveauté des années 60 et qui ont confronté les éducateurs au défi d’un avenir qui s’annonce plutôt difficile pour les nouvelles générations.

On ne peut continuer à faire de l’éducation, explique le P. Vecchi, sans rénover le système global de référence en tenant compte de la pauvreté, de l’informatique, de la bioéthique, de l’environnement, du dialogue interreligieux, de l’engagement en faveur de la paix. Tout cela constitue pour le recteur majeur un encouragement, mais également une confirmation de la force non encore pleinement exprimée du système préventif de Don Bosco, qui doit aujourd’hui se transformer en une culture de la prévention sur tout le versant social, politique et économique. (apic/cip/pr)

15 décembre 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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