qui ont subi une interruption volontaire de grossesse

Italie: Initiatives pastorales en faveur des femmes (310194)

Rome, 31janvier(APIC) L’Eglise catholique en Italie, à l’instar de ce qui

se fait notamment aux Etats-Unis, a mis sur pied toute une série d’initiatives pastorales en faveur des femmes qui ont subi une interruption volontaire de grossesse et qui regrettent leur acte. Selon le droit canonique

(can. 1398), la personne «qui procure un avortement, si l’effet s’en suit,

encourt l’excommunication latae sententiae» (automatique).

L’agence de presse catholique «SIR», appartenant à la Conférence épiscopale italienne, mentionne à titre d’exemple la lettre pastorale des évêques

de Lombardie publiée il y a quelques mois. Les évêques y encouragent les

femmes qui ont subi un avortement à rechercher une réconciliation avec Dieu

et avec elles-mêmes au moyen du sacrement de pénitence.

Dans leur lettre pastorale, les évêques lombards écrivent ceci: «Ouvrezvous avec humilité et confiance au pardon de Dieu dans le sacrement de la

réconciliation». Ainsi, poursuivent-ils, «vous constaterez que rien n’est

perdu; demandez aussi pardon à votre enfant, qui vit maintenant dans le

Seigneur, pour qu’il prie pour vous».

Dans une prise de position à propos de cette lettre pastorale, le théologien moraliste italien Gino Concetti rappelle que les femmes qui ont pratiqué un avortement sont automatiquement excommuniées. Cependant, soulignet-il, l’interruption volontaire de grossesse est malheureusement devenue

dans de nombreuses parties du monde un moyen de contrôle des naissances.

Des millions de femmes sont ainsi concernées et l’Eglise ne peut pas les

laisser seules.

C’est pourquoi de nombreuses initiatives sont entreprises au niveau mondial et l’on remarque effectivement une sensibilisation croissante de la

pastorale aux problèmes des femmes qui ont eu un avortement. On tente ainsi

d’entrer en dialogue avec elles et, dans le cas d’un repentir effectif, relève Gino Concetti, de leur offrir le sacrement de réconciliation et la

possibilité de les accueillir à nouveau pleinement dans la communauté ecclésiale.

A New York, le Bureau pour la pastorale de la famille de l’archidiocèse

a par exemple proposé un manuel de «réconciliation post-avortement», destiné avant tout aux prêtres, dans le but de savoir comment faire face aux

problèmes des femmes affectées par le syndrome post-avortement (SPA). Le

SPA se manifeste souvent chez les femmes concernées par des dépressions, de

l’amertume, des tentatives de suicide, des cauchemars et divers autres

troubles psychologiques. Le sacrement de pénitence est l’un des moyens préconisés par les experts de l’archidiocèse de New York. (apic/cic/be)

31 janvier 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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