Se marier à Capri, c’est (presque) fini

Italie: L’archevêque de Sorrente estime les couples étrangers insuffisamment préparés

Naples, 12 mars 2001 (APIC) L’archevêque responsable de l’île de Capri, Mgr Felice Cece, interdit – jusqu’à nouvel avis – aux étrangers insuffisamment préparés de se marier dans les églises du diocèse de Sorrente-Castellammare di Stabia. Cette décision a soulevé l’ire des professionnels du tourisme de la célèbre île italienne, eux qui proposent des forfaits comprenant aussi bien des festivités somptuaires pour des cohortes d’invités que la réservation des sanctuaires pour la célébration du mariage.

Le décret épiscopal s’étend également aux églises de la magnifique côte de Castellammare. Dans un communiqué diffusé lundi 12 mars, l’archevêché souligne que «le lieu normal de la célébration des noces chrétiennes est la paroisse dans laquelle les fiancés vivent et sont intégrés». Son vicaire général Vincenzo Sconamiglio incrimine également les «complications souvent insurmontables, tant sur le plan juridique que religieux, entraînées par la célébration de mariages de personnes étrangères».

L’archevêque de Sorrente a préalablement consulté les prêtres des paroisses concernées: il veut par cette disposition transitoire attirer l’attention sur le caractère sacramentel et religieux du mariage. Le prélat constate, devant les multiples demandes d’épousailles sur l’île de Capri, qu’il est matériellement impossible d’assurer une préparation adéquate des promis et une expertise sérieuse des documents présentés. Souvent, les actes officiels nécessaires pour se marier à l’Eglise catholique manquent, comme celui du baptême, par exemple. Répondant aux critiques de la branche hôtelière, l’archevêché ne refuse pas le dialogue mais précise qu’il n’est possible que moyennant le respect des valeurs chrétiennes, parties intégrantes d’une telle célébration.

Mgr Felice Cece a récemment provoqué un tollé chez une partie de ses paroissiens. En transférant dans une autre paroisse de l’archevêché un prêtre de Capri, Don Cristiano Castellano, engagé dans l’aide aux jeunes toxicomanes. Un millier de personnes ont participé mardi dernier, sur l’île, à un sit-in de protestation contre ce transfert. L’île de Capri est l’une des destinations les plus prisées pour s’y marier. (apic/kna/afp/mjp)

12 mars 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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