Un vecteur d’unité des chrétiens

Italie: L’Eglise met en avant le rôle de la Bible dans le dialogue oecuménique

Rome, 28 avril 2008 (Apic) La Bible pourrait être un vecteur d’unité entre les chrétiens et favoriser ainsi le «dialogue oecuménique», a estimé Mgr Vincenzo Paglia, évêque de Terni (Italie) et président de la Fédération biblique catholique, à l’origine d’une enquête sur «la lecture des Ecritures dans certains pays» en vue du Synode des évêques sur la Parole de Dieu (octobre 2008). $

Mgr Paglia s’est exprimé au cours d’une conférence de presse de présentation de cette étude le 28 avril au Vatican. Cette enquête a concerné 9 pays : les Etats-Unis, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Espagne, la France, l’Italie, la Pologne et la Russie.

Soulignant l’importance du «rôle de la Bible dans le dialogue oecuménique», Mgr Vincenzo Paglia a ainsi souligné que «les Ecritures demeurent le ’lieu’ le plus efficace que les chrétiens possèdent pour cheminer ensemble sur la voie de l’unité».

«Les réponses (à cette enquête, ndlr) montrent qu’il n’y a plus cette diversité que l’on pouvait noter par le passé concernant le rapport avec les Ecritures entre les différentes traditions chrétiennes», a ajouté Mgr Paglia, affirmant «l’urgence d’un engagement plus continu pour écouter ensemble les Ecritures et en favoriser la diffusion».

Pour le président de la Fédération biblique catholique, il faut «souhaiter que le Synode (sur la Parole de Dieu, ndlr) suscite dans le monde chrétien tout entier, chez les catholiques comme chez les orthodoxes ou les protestants, un nouvel enthousiasme pour la Bible». A ses yeux, les Ecritures doivent devenir «le livre du monde chrétien tout entier». «Chaque chrétien doit avoir sa propre Bible, celle qui l’accompagne partout». Alors, «la Bible deviendra le Livre de l’avenir de nos sociétés», a-t-il ajouté.

Au cours de cette conférence de presse, Mgr Paglia a aussi expliqué, au vu de cette enquête, le «grand respect» des chrétiens vis-à-vis de la Bible, vue comme un «livre inspiré et capable de donner un sens à la vie». «Le texte biblique, présenté par la majorité comme difficile, est toutefois toujours considéré comme intéressant». «Mais il y a un problème. Beaucoup relèvent que la Bible est un texte vrai et capable de présenter des valeurs importantes, mais il est trop difficile à mettre en pratique», a-t-il noté. (apic/imedia/ms/pr)

28 avril 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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