Italie: La «Civiltà cattolica» appelle au discernement en matière de mariages islamo-chrétiens
La femme a une position inférieure dans l’islam
Rome, 6 avril 2000 (APIC) La Conférence des évêques italiens a récemment invité à la prudence dans le domaine des mariages islamo-chrétiens. Cette démarche, qui avait fait des vagues dans la Péninsule, reçoit maintenant l’appui de la revue des jésuites italiens «Civiltà cattolica», qui appelle elle aussi au discernement. Pas de naïveté, mais pas d’alarmisme excessif non plus, plaide la revue jésuite.
Dans son dernier numéro la «Civiltà cattolica», dont les brouillons des articles sont corrigés par la Secrétairerie d’Etat du Vatican – ce qui lui donne un caractère quasi officiel – , souligne que les mariages mixtes entre musulmans et chrétiens entraînent de «graves problèmes», «aussi bien du point de vue religieux que du point de vue de la juridiction civile».
La revue explique qu’il est important de tenir compte, avant de permettre un mariage mixte, du fait que l’islam considère la femme comme inférieure à l’homme, du fait que pour l’islam le mariage n’est qu’un simple contrat «que l’homme peut annuler quand il le souhaite», du principe qui veut que «les enfants appartiennent au père et doivent nécessairement suivre sa religion», que la mère ne peut même pas exiger que les enfants lui soient confiés en cas de décès du mari.
Dépasser les attitudes naïves
Ces arguments indiquent clairement, selon la «Civiltà cattolica», que les mariages mixtes entraînent de «graves problèmes», «aussi bien du point de vue religieux que du point de vue de la juridiction civile». La revue aussi en garde contre «l’attitude naïve qui consiste à sous-estimer les difficultés de dialogue et les différences en matière de conception religieuse, de règles, de coutumes». Elle met toutefois aussi en garde contre la tendance à «s’alarmer de manière excessive» et à considérer les fondamentalistes comme les seuls représentants de l’islam. (apic/cip/zn/be)



