Italie: La Fondation du Père Rastrelli dénonce l’usure et les jeux de hasard
Casinos et loteries, véritables «plaies sociales» pour les familles
Rome, 5 avril 2000 (APIC) De nombreux religieux sont en première ligne dans le combat mené en Italie contre l’usure, importante source de revenus pour le crime organisé. Casinos et loteries sont également, à leurs yeux, devenus une véritable «plaie sociale» pour les familles. Un religieux jésuite, le Père Massimo Rastrelli, qui préside l’une de ces «Fondations Anti-usure», dénonce ainsi les jeux de hasard et les loteries qui déstabilisent le budget de nombreuses familles de la Péninsule.
Les estimations officielles parlent à ce propos de plus de 35 mille milliards de lires (17 milliards de dollars), l’équivalent de 1,8 millions (900 dollars) dépensés annuellement par famille. On note dans ce contexte une augmentation croissante d’actes illégaux et une exacerbation des comportements mus par le désir de s’enrichir facilement. Le Conseil national des Fondations Anti-usure, s’appuyant sur les résultats d’une étude récente, demande qu’on arrête de construire de nouveaux casinos (75 communes sont sur la liste d’attente) et que l’on mette un frein à la naissance de nouvelles loteries.
Une culture basée sur le profit
Cette «plaie sociale» a été également stigmatisée par d’autres religieux engagés dans un combat en faveur d’une renaissance éthique en Italie. Le hasard, ont-ils déclaré lors d’une conférence de presse, «est le fruit d’une culture qui, ayant perdu dans beaucoup de ses expressions le sens de la vie et de la convivialité, et identifié au profit le seul ressort ou le ressort principal de son action, encourage celui-ci et le développe d’une façon excessive».
L’Eglise a le devoir d’interpeller les responsables politiques, lancent les religieux italiens, et doit contribuer à «responsabiliser la société civile afin qu’elle ne résigne pas à la corruption et à une décadence morale encore plus grande». (apic/cip/vd/be)



