Jour du Seigneur et jour de repos
Italie: La mise en valeur du dimanche est au centre du Congrès eucharistique de Bari
Bari, 27 mai 2005 (Apic) ’Sans le dimanche nous ne pouvons pas vivre’: tel est le thème du 24e Congrès eucharistique national italien de Bari, dont le pape présidera la messe conclusive le 29 mai. Un thème qui prend un sens tout particulier en cette année déclarée par Jean Paul II ’année de l’Eucharistie’. A plusieurs reprises ces derniers mois, l’Eglise a insisté sur l’importance de «célébrer le dimanche».
Sur les pas de son prédécesseur, Benoit XVI a rappelé au cours de la prière de l’Angélus, le 22 mai, l’importance du dimanche pour les catholiques. Il a aussi souligné que «chaque paroisse est appelée à redécouvrir la beauté du dimanche, jour du Seigneur».
Jean Paul II avait insisté à plusieurs reprises sur l’importance du dimanche non seulement comme «jour du Seigneur» pour les catholiques, mais aussi comme jour de repos en famille. Sa lettre apostolique Dies Domini, publiée le 7 juillet 1998, invitait notamment les fidèles à redécouvrir la spécificité du dimanche chrétien, «de façon à ce qu’il ne soit ni banalisé ni trahi». Jean Paul II rappelait qu’il s’agissait non seulement d’une «obligation», mais aussi d’un «droit de l’homme» qui devait être protégé par des législations adéquates.
Le 8 octobre 2004, dans sa 44e lettre apostolique lançant l’année de l’Eucharistie, Mane nobiscum domine, le pape avait aussi insisté sur l’importance du dimanche. Jean Paul II avait alors souhaité que cette année spéciale soit l’occasion de «redécouvrir et vivre pleinement le dimanche comme jour de l’Eglise».
Pour une mies en valeur des lieux de célébration
Dans les indications pratiques publiées en octobre 2004 par le Saint- Siège pour le bon déroulement de l’année de l’Eucharistie – qui a commencée avec la clôture du Sommet de Guadalajara le 17 octobre 2004 et prendra fin lors du Synode des évêques en octobre 2005 -, la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements appelait les paroisses à favoriser le renouveau de la messe du dimanche, «si nécessaire en restaurant et mettant en valeur les lieux de célébration, les dotant de livres liturgiques et valorisant les symboles, vases sacrés, vêtements et tentures».
Le 21 janvier dernier, devant les membres de la Commission pontificale pour l’Amérique Latine (Celam) réunis en assemblée plénière, Jean Paul II avait invité cardinaux, évêques et prêtres à un effort renouvelé pour faire découvrir aux fidèles l’importance de la messe dominicale et avait rappelé l’obligation d’y participer. «Participer à la messe dominicale est non seulement une obligation importante, mais c’est surtout une exigence profonde pour chaque fidèle», avait déclaré le pape. «La foi ne peut se vivre sans participer habituellement à la messe dominicale».
En cette année de l’Eucharistie, le souverain pontife avait ainsi invité les pasteurs de l’Eglise à «un effort renouvelé» pour faire découvrir l’importance du dimanche comme «centre de la vie ecclésiale et sociale des hommes et femmes d’aujourd’hui». Jean Paul II avait aussi sensibilisé les prêtres à «concentrer leurs efforts vers une meilleure instruction» des fidèles sur l’Eucharistie, et à «veiller à ce que la célébration soit digne et convenable, de sorte qu’elle inspire un vrai respect et une piété authentique». (apic/imedia/ms/bb)



