Aller au-delà des accords
Italie: La papauté obstacle sur la voie de l’oecuménisme? Le prieur de Bose fait le point
Rome, 28 janvier 2005 (Apic) «Un des obstacles sur la voie de l’oecuménisme, pour l’Eglise catholique, est certainement la papauté, comme l’a également reconnu Jean-Paul II, disposé à en modifier la forme», a estimé Enzo Bianchi, prieur de la Communauté monastique de Bose. Il dressait par là un bilan de la situation à la fin de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, repris par «Vidimus Dominum», le point de ralliement de la Vie consacrée.
Certes, dit-il, le ministère de Pierre reste essentiel pour la foi catholique. «Mais je crois qu’il existe aussi d’autres obstacles: le manque de confiance, le souvenir historique tenace des torts commis dans le passé, le fait de ne pas vouloir pardonner. Il faut laisser le Saint-Esprit parler aux Eglises, indiquer des chemins qui exigent de nous des renonciations, des efforts, mais qui sont essentiels pour aller là où, probablement, nous ne voudrions pas aller».
Pour le prieur de Bose, il est très important que l’oecuménisme soit une action spirituelle et non seulement une série d’accords que l’on conclut, de concorde pur et simple, entre les Eglises. Et d’ajouter: «Nous devons toujours rappeler que si nous nous rapprochons davantage du Christ dans la sainteté, dans l’engagement à le suivre, nous nous rapprochons en fait entre nous, chrétiens».
Pour faire progresser concrètement le mouvement oecuménique, aux yeux du prieur, les efforts théologiques sont certainement nécessaires, mais «c’est la prière qui assure que le protagoniste du mouvement soit le Saint- Esprit, au lieu d’un théâtralisme ecclésiastique». (apic/vd/pr)



